Château d'Esclimont

Le château d'Esclimont est un château construit du XVIe siècle au XIXe siècle, situé dans l'ancienne commune de Saint-Symphorien-le-Château, aujourd'hui commune déléguée d'Auneau-Bleury-Saint-Symphorien, dans le département français d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Château d'Esclimont
Présentation
Type
Destination initiale
Résidence
Destination actuelle
Hôtel de Luxe
Style
Début de construction
Fin de construction
Propriétaire initial
Propriétaire actuel
Groupe Tianci Hotspring
Patrimonialité
Site web
Localisation
Pays
Région
Division administrative
Commune
Coordonnées
48° 31′ 11,13″ N, 1° 45′ 58,75″ E

Le château est actuellement fermé pour travaux[1].

Histoire

Le château actuel succède à une ancienne forteresse féodale, transformée à de nombreuses reprises au cours du temps. Il a été bâti à partir de 1543 pour Mgr. Étienne Poncher, archevêque de Tours. Il passera à la famille de Philippe Hurault de Cheverny, garde des sceaux du roi Henri III, puis chancelier du roi Henri IV.

Le domaine est acquis par Claude de Bullion en 1639. Son petit-fils, Charles-Denis de Bullion y fera réaliser de nombreux aménagements. Après extinction de la famille de Bullion, le domaine passe par alliances, aux mains des familles de Montmorency-Laval puis à celles de la famille d'Albert de Luynes.

Au XIXe siècle, Sosthènes de La Rochefoucauld, duc de Doudeauville (1784-1864) en hérite, puis le transmet à son fils, Sosthène II de La Rochefoucauld qui y fera procéder à de nombreux travaux. Il transmet à son tour le domaine à son fils, Édouard de La Rochefoucauld, duc de Bisaccia (1874-1968)[2].

En 1958 un article illustré d'Ernest de Ganay montre un château encore richement meublé, avec notamment plusieurs tapisseries anciennes (certaines du XVIIIe siècle, de la série de la vie d'Henri IV) objets d'art, livres et nombreux portraits de famille[3].

En 1981 Laure-Suzanne-Marie Maingard, née Mailly-Nesle d'Orange, petite-fille et héritière d'Édouard de La Rochefoucauld, vend le domaine à René Traversac, président de la chaîne hôtelière "Grandes Étapes Françaises".

En 2015, le domaine est racheté par le groupe Tianci Hot Spring, en la personne de M. Yang Changlin[4],[5].

Architecture

Au XVIe siècle, le château se composait d'un quadrilatère, flanqué de tours rondes aux angles.

Au début du XVIIIe siècle, les façades Sud et Ouest sont démolies, puis les autres sont remaniées dans le goût de l'époque, notamment par l'ajout d'avant-corps surmontés de frontons triangulaires. À cette occasion, le parc est également redessiné à la française et une pièce d'eau et un grand canal sont également ajoutés.

En 1865, un rhabillage des façades est exécuté par l'architecte Henri Parent afin de redonner au lieu un peu de son style Renaissance, notamment par l'ajout d'échauguettes et de lucarnes. Le duc de Doudeauville fera également redessiner le parc par les frères Denis et Eugène Bühler. Un nouveau parterre sera également réalisé en 1919 sur les dessins d'Ernest de Ganay[6].

L'édifice ce compose aujourd'hui d'un corps de logis principal à l'Est cantonné de tours et donnant sur le grand parterre, ainsi que d'un pavillon surmonté de combles à l'impériale. Une aile, plus basse, au Nord, est percée d'un passage donnant l'accès à la cour d'honneur et fait également face au grand pavillon d'entrée datant du XIVe siècle. Le château est cerné par des douves en eaux.

Il est aujourd'hui un château-hôtel de luxe, depuis 1981.

Protection

Le domaine est classé site naturel depuis 1965[7].

Au cinéma

Le domaine à également servi de lieu de tournage à quelques films :

Références

  1. « Société civile immobilière du château d'Esclimont », sur https://societeinfo.com (consulté le ).
  2. Claude Fregnac, Philippe Siguret et autres, Merveilles des châteaux d'Île-de-France, Paris, Hachette, , 322 p., p. 214 à 217
  3. Ernest de Ganay, « Esclimont, demeure féodale », dans Connaissance des Arts n°75, mai 1958. pp. 60 à 65; ill.)
  4. Nathan Sportiello, « Le château d'Esclimont en bonne voie pour devenir un complexe hôtelier de luxe », sur https://www.lechorepublicain.fr, .
  5. « Château d'Esclimont - Site officiel - Hôtels à Saint-Symphorien »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogle • Que faire ?), sur www.esclimont.com (consulté le ).
  6. Ernest de Ganay, Châteaux et Manoirs de France, Île-de-France, Paris, Vincent, Fréal & Cie, , p. 67 & 71 planches 94 à 96
  7. « Site Naturel 1965 ».
  8. « Le château d'Esclimont sert de décors », sur cinemaetcie.fr (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

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