Château de Merpins
Les ruines du château de Merpins, qui fut une importante forteresse médiévale, sont situées à Merpins-Vieux-Bourg, sur le territoire de la commune de Merpins, dans le département de la Charente.
Château de Merpins | ||||
![]() La motte castrale vue de l'est en 2005 | ||||
Type | château fort | |||
---|---|---|---|---|
Début construction | Xe siècle | |||
Fin construction | XIIIe siècle | |||
Destination initiale | forteresse | |||
Propriétaire actuel | personne privée | |||
Protection | ![]() |
|||
Coordonnées | 45° 40′ 35″ nord, 0° 23′ 45″ ouest[2] | |||
Pays | ![]() |
|||
Région historique | Angoumois | |||
Région | Nouvelle-Aquitaine | |||
Département | Charente | |||
Commune | Merpins | |||
Géolocalisation sur la carte : Charente
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Géolocalisation sur la carte : France
| ||||
Localisation
Le château de Merpins est construit sur un éperon rocheux dominant le double confluent du Né, de la Charente et de l'Antenne. Le site forme un oppidum barré sur la rive gauche de la Charente, en amont de la confluence de l'Antenne en rive droite et du Né en rive gauche.
Le site est situé à proximité de la ville de Cognac et à moins de 2 km de l'ancienne voie gallo-romaine reliant Saintes et Périgueux[3], le chemin Boisné qui passe à la Frenade, et des historiens ont longtemps soupçonné que c'était l'emplacement de l'étape Condate[4].
Historique
L'éperon rocheux sur lequel a été bâti le château a été occupé dès le Néolithique.
La tradition orale fait remonter l'origine de la forteresse à Charlemagne, qui en 810 aurait imposé aux comtes d'Angoulême la construction de la forteresse[3], mais aucun document ne le prouve. Au Xe siècle la châtellenie de Merpins appartenait aux Taillefer, comtes d'Angoulême.
En 1179 Merpins est pris par les Anglais et Richard Cœur de Lion le donne en 1180 à son fils illégitime Philippe de Falcombridge, marié à Amélie de Cognac. Cognac et Merpins ne furent pas réunis longtemps, en 1204 Philippe de Falcombridge vend Merpins à Jean sans Terre. Son fils Henri III donne Merpins à Hugues X de Lusignan, comte de la Marche, mari d'Isabelle d'Angoulême. Leur succède leur fils Guy de Lusignan. En 1308 Merpins est réuni aux possessions royales mais, le traité de Brétigny de 1360 le rend aux Anglais.
C'est après un siège de six ans mené par le maréchal de Sancerre que le château est repris en 1387. Le roi Charles VI ordonne sa destruction.
Le site est encore un lieu de combats aux cours des guerres de Religion, occupé par les catholiques puis les protestants. C'est le duc de Mayenne qui les déloge en 1577.
Description
Élevée à l'extrémité d'une pointe rocheuse, le château est séparée du reste du plateau par un large fossé. Des contreforts de maçonnerie soutenaient l'ensemble. Des tours rondes s'avançaient dans les douves. S'il existait un donjon, on ne connait pas son emplacement.
La forteresse primitive aurait été construite au IXe siècle. Elle est, dès le Xe siècle, renforcée par des pierres puis entre 1140 et 1150 ont érigent le donjon et le château fort.
Après 1179 trois tours sont construites par les Anglais qui renforcent les murailles et creusent une douve sèche. D'autres travaux de fortification datent des XIIIe siècle[5].
- Vue depuis le château.
- Différentes vues du rempart.
- Depuis l'Est.
- Vallée de la Charente.
Notes et références
- « Château de Merpins », notice no PA00104421, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Coordonnées prises sur Géoportail
- Nicolas Mengus, Châteaux forts au Moyen Âge, Rennes, Éditions Ouest-France, , 283 p. (ISBN 978-2-7373-8461-5), p. 32.
- Localisation de Condate.
- « Château de Merpins (notice) », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
Voir aussi
Bibliographie
- Association Promotion Patrimoine, Philippe Floris (dir.) et Pascal Talon (dir.), Châteaux, manoirs et logis : La Charente, Éditions Patrimoines & Médias, , 499 p. (ISBN 978-2-910137-05-2 et 2-910137-05-8, présentation en ligne), p. 153
- Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sepulchre, (réimpr. 2005), 893 p. (OCLC 908251975, présentation en ligne), p. 467
Articles connexes
Liens externes
- Ressource relative à l'architecture :
- Portail des châteaux de France
- Portail de la Charente
- Portail des monuments historiques français