Jean-Claude Logé
Jean-Claude Logé, né le en Belgique, est un entrepreneur pionnier dans le domaine de la micro-informatique. Il a créé en 1983, avec Bernard Lescot et Pierre Herpain, la société Systemat, devenue leader sur le marché belge.

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En [1], il quitte la direction de son entreprise[2] pour prendre une retraite en Afrique. Il crée une fondation, la HDC Cap Skiring foundation, au Sénégal.
Rentré en 2016 en Belgique, Jean-Claude Logé est victime d’une escroquerie menée par sa deuxième femme, Huguette Elsocht, qui s’empare de ses biens au Sénégal[3].
En 2017, il publie son livre sous le titre Systemafric 1.0 et 2.0 aux Éditions de l’Hirondelle, dans lequel il narre sa vie d’entrepreneur[4] et ses déboires africains d’ex-grand patron milliardaire[5].
Biographie
Vie privée
Jean-Claude Logé est né le en Belgique.
Son père, Robert Logé, était avocat. Il est décédé à 57 ans, en 1972 dans un accident de voiture[6]. Sa mère, Marie-Madeleine de Thier, est décédée en 2010.
Marié à 23 ans avec Marie Claire Haas dont il divorça en 2011, Jean-Claude Logé est père de trois enfants : Philippe Logé, Nicolas Logé[7] et Isabelle Logé.
Remarié le avec Huguette Elsocht, avec qui il vécut au Sénégal, il finit par divorcer en [8].
L'esprit d'entreprise
Jean-Claude Logé est un entrepreneur. En 1963, il obtient une licence en sciences commerciales et financières à L’université de Louvain, et commence sa carrière chez Inesco, une filiale commerciale du Groupe Cofinindus-Brufina.
En 1968, il fonde, avec deux amis, la société Sogeca, courtier d’assurances, revendue en 1972 à la Cobepa. Il créa ensuite une nouvelle société de courtage d’assurances, United Brokers, puis une société d’assistance, France Secours International.
En 1983, alors que l’informatique commence à révolutionner le monde, il découvre le Personnal Computer XT lancé par IBM. Son ami Pierre Herpain l'aide à reprendre la société Systemat, une société de services qui développait des logiciels pour les petits systèmes d’IBM.
Soutenu par les dirigeants d’IBM, Jean-Claude Logé, ex joueur de poker, prend le risque calculé[9] de revendre ses sociétés d’assurance et de racheter la société Systemat, alors un petit agent IBM en difficulté, assortie de l’agrément IBM pour distribuer leurs ordinateurs.
Bien qu’il pensât que c’étaient les PME-PMI qui seraient leurs principaux clients, les succès de la micro-informatique ont en fait reposé sur les grandes entreprises qui s’en sont servies pour donner une meilleure flexibilité à des services centraux qui n’apportaient plus les bonnes réponses immédiates à leurs collaborateurs[10].
Pendant une décennie, Jean-Claude Logé transforme Systemat en société de services hardware et software et constitue un important portefeuille de clients internationaux. Dès 1985, il a l’intuition d’occuper la niche des services software à destination des PME. Les logiciels de comptabilité-gestion Popsy et Systemix proposés par Systemat lui permettent de fidéliser ses premiers clients pour atteindre près de 14 000 licences et 20 000 utilisateurs quotidiens en 2010[11].
Manager de l’année
Jean-Claude Logé est élu manager de l’année en 1995 par les lecteurs du magazine belge Trends Tendances[12].
À la suite de cette élection, le chiffre d’affaires de sa société Systemat double en un an et, dès 1995, il devient un homme public. Dès lors, Il consacre l’essentiel de son temps à la notoriété de son entreprise en donnant de nombreuses interviews et conférences dans toute la Belgique pour défendre les PME-PMI, les entrepreneurs et l’esprit d’entreprise[13].
Chambre de Commerce de Wallonie
En 1998, Jean-Claude Logé est nommé Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Charleroi, puis de leur regroupement dans la Chambre de Commerce de Wallonie[14]. Il rencontre d’importantes difficultés avec les différents interlocuteurs de la Chambre de Commerce qu’il accuse publiquement de ne pas la soutenir, au détriment des PME qu’il continuera à défendre durant toute sa carrière[15].
Royal Léopold Club
Membre sportif du Royal Léopold Club d’Uccle depuis son enfance, Jean-Claude Logé réunit en 2007 un groupe de petits actionnaires, dont Guy Lammens, Georges Walckiers, et Jean-Pierre Wellens, au sein d’une fondation privée baptisée Les amis du Léo[16]. Ceux-ci s’étaient donnés comme objectif de soutenir le Royal Léopold Club qui était la cible de spéculateurs immobiliers. Engagé dans un processus de modernisation du centre sportif, Jean-Claude Logé mena les négociations en vue de transformer le club contre d'autres actionnaires réunis sous la bannière Esprit du Léo[17].
En 2017, une violente polémique s’engage entre Jean-Claude Logé et le Royal Léopold Club qui lui reproche des comportements et des propos inappropriés. Il est alors exclu du club. L’affaire est portée en justice par Jean-Claude Logé qui est lui-même débouté et condamné par les tribunaux de Bruxelles[18]. L'appel est toujours en cours.
E-Capital
En 1999, Jean-Claude Logé s’allie avec quelques autres entrepreneurs dont Yves Trouveroy, Pierre Mottet[19] de chez IBA, Laurent Minguet d’EVS, et Pierre De Meulenaere d’IRIS, pour créer un fonds d’investissement baptisé E-Capital destiné à soutenir des PME-PMI dans leurs croissances.
Le fond E-Capital est rapidement doté de 35 millions d’euros apportés par ces investisseurs qui réalisaient leur volonté de faciliter l’accès au capital à risque. De nombreuses sociétés, telle que Famous Clothes Caméléon[20],[21], bénéficièrent d’apports en capitaux depuis la création du fonds.
Malgré les difficultés rencontrées lors de la crise de la bulle Internet[22], E-Capital s’est développée sous l’impulsion d’Yves Trouveroy et de Jérôme Lamfalussy, véritables chevilles ouvrières du fonds d’investissement. Partenaires de cette société, ils ont prolongé leurs investissements dans E-Capital II avec une nouvelle levée de fonds de 32 millions d'euros, et ensuite dans E-Capital III avec un tour de table de 95 millions d'euros.
Systemat
Les débuts : l’IBM Personal Computer
En 1983, IBM décide de lancer son PC XT sous la bannière marketing de « Charlie Chaplin »[23] au prix équivalent de 12 500 €. Habituée à vendre des méga-ordinateurs à plusieurs millions, IBM voulait faire appel à un canal de distributeurs indépendants.
Rachetée par Jean-Claude Logé et ses associés, Systemat a bénéficié d’une licence de vente des ordinateurs personnels d’IBM et est devenue leader de la micro-informatique sur le marché belge.[réf. nécessaire]
Le succès des grands comptes
Dès 1987, avec la création du département grand comptes, la société Systemat renforce ses services hardware et software au profit des plus grands sociétés belges et internationales telles que Procter & Gamble, Levi’s, Smithkline-RIT, Dow Corning, La Générale de Banque, ING, et Makro.
Les années 1990 : l'expansion
En 1990, à l’initiative de Jean-Claude Logé, les activités de Systemat sont déplacées à Lasne[24], dans le Brabant Wallon, provoquant des polémiques dans sa commune d’adoption considérée comme zone résidentielle par ses habitants.
La société Systemat créa près de 2000 emplois entre 1984 et 2000. En l’espace de 10 ans, entre 1984 et 1994, son chiffre d’affaires consolidé est passé de 53 millions à 1,4 milliard de francs belges, soit près de 35 millions d'euros.

À partir de l’année 1994, Systemat devient une société attractive pour les investisseurs. Elle fait son entrée en bourse de Bruxelles en , sous la conduite de Jacques de Vaucleroy de la banque ING[25]. Renforcée par ses nouveaux investisseurs, Systemat poursuivit son expansion internationale pour se hisser parmi les 10 premiers distributeurs informatiques européens réunis dans ICG, International Computer Group.
La crise de la bulle Internet
À partir des années 2000, Systemat commence à être impactée par ses importants investissements internationaux et par les répercussions de la crise de la bulle Internet. Elle décide d'adopter une stratégie de repli vers ses activités initiales en Belgique et au GD Luxembourg en cédant ses filiales en France, au Portugal, au Maghreb et dans les Dom-Tom.
Ce choix stratégique permet à Systemat de regagner la confiance des marchés boursiers. À partir de 2006, Systemat retrouve l’équilibre et ses résultats sont en hausse. En 2007, son titre remonte significativement à la bourse de Bruxelles[26], soutenu par des nouveaux contrats qu'elle signe sur le marché belge, comme, par exemple, le projet Cyberclasses qui visait l’équipement informatique des écoles avec près de 40 000 ordinateurs et plus de 3000 serveurs[27].
Alors qu’en 2010, le chiffre d’affaires de Systemat avoisine les 110 millions d’euros, avec une croissance de près de 8 %[28], son logiciel Popsy continue sa progression sur le marché belge en précurseur de l’e-facturation. Les ventes de Popsy représentent près de 7 millions d’euros de chiffre d’affaires et près de 20 % de la marge brute totale du groupe[29].
2010 : la scission
2010 est aussi l’année de la scission de la société, prélude des futurs bouleversements qu’elle va connaître. Le , la cotation du titre Systemat est suspendue à l’ouverture de la bourse de Bruxelles[30]. Le marché attend l’annonce de la scission de la société en deux parties : d’une part, les activités de services informatiques du groupe reprises par deux membres de la direction, Vincent Schaller et Pierre Focant[31], sous forme d’un MBO ou Management Buy-Out[32], avec la majorité du personnel de l’époque, soir près de 340 employés[33]. Cette nouvelle structure conserve le nom Systemat pour exploiter toutes les activités d'’infrastructure[34].
Le reste des actifs de la société Systemat, rebaptisée Softimat, reste cotée en bourse de Bruxelles, en conservant l’exploitation des logiciels de gestion de comptabilité Popsy, Dimasys, un important patrimoine immobilier et une trésorerie de l'ordre de 15 millions d'euros.
En , à 70 ans, Jean-Claude Logé abandonne toutes ses fonctions opérationnelles à la direction de Systemat[35].
En 2012, Popsy fait également l’objet d’un MBO[36] se retirant de Softimat[37].
2018 : la reprise par SPIE
Après la scission, Systemat poursuivit ses activités de services informatiques et remporta des contrats importants, tel le contrat Desktop de la commission européenne couvrant 87 000 postes de travail[38].
En , Systemat a été acquise à 100 % par la société multinationale SPIE[39],[40],[41].
L’Afrique
La Fondation HDC CAP Skirring
Un an après sa démission de la direction de Systemat, en 2012, Jean-Claude Logé décide de quitter la Belgique pour s’installer au Sénégal à Diembering dans la baie de Boucotte, à proximité du Cap Skirring.
Dès son arrivée au Sénégal, il crée et finance l’ONG de droit belge Fondation Health Development Childhood Cap Skirring (HDC) qui a pour but l’amélioration des conditions d’existence des habitants de la région de Cap Skirring[42]. La Fondation HDC Cap Skirring soutient le Cocon de Cabrousse qui accueille des orphelins, l’école maternelle d’enseignement public Facoly, l'infirmerie de Diembering, l'antenne médicale de Cabrousse, des activités de tourisme et d’hôtellerie, un centre de promotion de l’artisanat et de valorisation de produits locaux, un élevage modèle de cochons et de poules, et une plantation d'hibiscus pour récolter les fleurs de bissap.
Systemafric
Les Humeurs de Vilain Coco
Jean-Claude Logé publie des chroniques sur Facebook depuis 2012 comme sur son blog personnel sous le pseudonyme Vilain Coco.
Le blook
En , Jean-Claude Logé publie aux Editions de l’Hirondelle, Systemafric, un livre dans lequel il raconte son parcours d’entrepreneur et ses déboires familiaux[45].
Fait exceptionnel en Belgique, sur demande de sa première femme, Marie-Claire Haas, le tribunal civil de Bruxelles fait interdire la parution de Systemafric pour propos calomnieux et diffamatoires[46].
Suspecté d’avoir vendu des exemplaires malgré l’interdiction judiciaire[47], Jean-Claude Logé, sous l’impulsion de son éditeur, publie, en , une nouvelle version baptisée Systemafric 2.0. Le blook qui reprend la sélection de ses chroniques publiées sur Facebook et transposées dans son blog personnel[48].
Notes et références
- « Reuters /finance/stocks/company-officers », sur Reuters, (consulté le )
- Patrick van Campenhout, « Systemat a changé de têtes », La Libre Belgique, (lire en ligne)
- Dorian de Meeûs et Jonas Legge, « Jean-Claude Logé sort un livre sur "le projet d'internement en asile et d'assassinat de sa seconde épouse" à son encontre », La Libre Belgique, (lire en ligne)
- Alain de Fooz, « Systemafric, le roman de l’été. Signé Jean-Claude Logé », Solutions Magazine, (lire en ligne)
- Nicolas Sohy, « Jean-Claude Logé, L'ex-milliardaire devenu fauché », sur moustique.be, (consulté le )
- Christine Scharff, « La biographie financière de Jean-Claude Logé », Bizz Magazine, , p. 95,96,97
- « Les héritiers des grandes fortunes belges », Trends Tendances, , p. 46
- Nicolas Sohy, « Ma vie de milliardaire fauché », Moustique,
- « Jean-Claude Logé (Systemat), ex-joueur de poker, aime le risque calculé », sur lecho.be, (consulté le )
- Christine de Bray, Envie d’entreprendre ? Déclics, Edipro, , 253 p. (ISBN 978-2-930287-77-5, lire en ligne), p. 66,67,68,69,70,71,72,73,74
- Stefan Grommen, « Systemat privatise l'activité Popsy », sur datanews.levif.be, (consulté le )
- Chantal Samson et Christine Scharff, « Manager de l’année, Jean-Claude Logé, le hussard de la micro », Trends Tendances, , p. 20, 21, 22, 23 (lire en ligne)
- Alain Gerlache, « Mise au point, le rendez-vous politique de la rtbf » [vidéo], sur rtbf, (consulté le )
- « Présidents honoraires de la CCI Hainaut », sur ccih.be (consulté le )
- Johan Debière, « Le « j’accuse » de Jean-Claude Logé », PME Magazine, (lire en ligne)
- Ariane van Caloen, « Léo : retour à un projet commun », La Libre Belgique, (lire en ligne)
- « Léo : Jean-Claude Logé "ravi" », La Libre Belgique, (lire en ligne)
- Gilbert Dupont, « Jean-Claude Logé perd son procès contre le Royal Léopold Club : "Ils me jettent comme un malpropre" », La Libre Belgique, (lire en ligne)
- « Les Barons de la Bourse. Pierre Mottet », sur zonebourse.com, (consulté le )
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- « Le fonds E-Capital fait son entrée dans Famous Clothes SA (Cameleon) », Trends Tendances, (lire en ligne)
- Patrick van Campenhout, « E-Capital, victime de la bulle Internet », LA Libre Belgique, (lire en ligne)
- John Ramieri, « IBM: A history in data », sur ibm.com, (consulté le )
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- Pierre Pepersack, « Systemat: une success story inspirante », sur Banque Degroof Petercam, (consulté le )
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- « Softimat se mue en société immobilière », L'Echo, (lire en ligne)
- Pieterjan Van Leemputten, « L'Europe attribue un juteux contrat à Systemat », Datanews Le Vif, (lire en ligne, consulté le )
- Alain de Fooz, « SPIE reprend SYSTEMAT. Extension du principe multi-techniques », Solutions Magazine, (lire en ligne, consulté le )
- « Systemat racheté par Spie », L'Echo, (lire en ligne, consulté le )
- Olivier Bellin, « Spie rachète les derniers actifs IT de Systemat », CBPMagazine, (lire en ligne)
- « Discours du Président de la Cap Skirring HDC. Jean-Claude Logé, de l’inauguration de l’école maternelle Facoly », sur youtube.com, (consulté le )
- Jean-Yves Klein, « "J'étais un vieux con amoureux": le cauchemar de Jean-Claude Logé », L'Echo, (lire en ligne)
- « Se disant victime d’un complot, l’ex-patron de Systemat Jean-Claude Logé a dû fuir le Sénégal », sur diasporas.fr, (consulté le )
- « L’ex-patron de Systemat sort un livre sur son parcours », sur namur.lameuse.be, (consulté le )
- Gilbert Dupont, « La justice a interdit la sortie du livre de Jean-Claude Logé, l'ex-milliardaire et CEO de Systemat », La Dernière Heure, (lire en ligne)
- Gilbert Dupont, « Jean-Claude Logé, l'ancien patron de systemat, suspecté d’avoir vendu son livre en douce », La Dernière Heure, (lire en ligne)
- « l’ex-homme d’affaires Jean-Claude Logé sort une nouvelle version de son livre interdit », sur sudinfo.be, (consulté le )
Annexes
Publications
- Jean-Claude Logé, Systemafric 2.0 : le blook, Éditions de l'hirondelle, (ISBN 978-2-9602040-1-8, présentation en ligne)