Julien Leclercq (poète)

Joseph Louis Julien Leclercq né à Armentières le et mort à Paris le , poète, écrivain et critique d'art.

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Julien Leclercq
Julien Leclercq
Biographie
Naissance
Décès
(à 36 ans)
Paris
Nationalité
Activités
Conjoint
Parentèle
Hilda Flodin (belle-sœur)

Julien Leclercq fut un poète d’inspiration symboliste et critique d’art.

Biographie

Écrivain, poète et critique

Il fréquente les réunions de jeunes poètes comme le « cénacle de La Butte », à Montmartre.

En 1889, entre avril et septembre, il est rédacteur pour la revue Le Moderniste illustré (en)[1] aux côtés de son ami Gabriel-Albert Aurier : vingt-trois numéros parus, comprenant entre autres des dessins de Paul Gauguin et surtout la première critique favorable à Vincent Van Gogh[2].

Il collabore également en 1889 à la refondation de la revue La Pléiade, d'où renaîtra le Mercure de France avec son ami George-Albert Aurier autour d'Alfred Vallette qui en prend la direction en 1890. Il y rédige notamment la nécrologie de Vincent Van Gogh mort fin juillet 1890.

Il publie une pièce en trois actes, La Vie sensible aux éditions du Mercure de France. Il est également l'auteur des Strophes d’amants écrites en 1891[3]. Il rédige également un ouvrage consacré à l'écrivain et poète Paul-Napoléon Roinard[4].

Il se bat en duel le , à l'épée, avec Rodolphe Darzens : en demandant la main de la sœur de Darzens, Leclercq s'était vu en devoir de produire un certificat médical attestant qu'il n'était pas pédéraste[5] et les deux hommes en étaient venus aux mains[6]. Les témoins de Leclercq étaient Jules Renard — qui rapporte la chose dans son Journal — et Paul Gauguin[6].

Critique d'art

En 1898, il profite d'un déplacement professionnel en Finlande pour un récital donné par sa femme, la pianiste finlandaise Fanny Flodin (1868-1954), pour aider à organiser des expositions d'art contemporain à travers la Scandinavie avec l'aide de Hilda Flodin, sculptrice et sœur de Fanny. Leclerq se spécialise en art nordique et joue un rôle important dans l'intégration des artistes finlandais dans le milieu de l'art parisien [7].

En mars 1901, il organise, à Paris, la première exposition de collections privées de toiles de Vincent van Gogh (il en a achetées onze à Johanna van Gogh) dans la célèbre Galerie Bernheim-Jeune. Il collabora étroitement avec Johanna van Gogh (veuve de Théodore van Gogh, frère de Vincent van Gogh), pour le prêt de toiles de l'artiste. Parmi les visiteurs, le critique d'art et marchand d'art allemand Paul Cassirer qui fera connaître à ses compatriotes les œuvres de Van Gogh, lors d'expositions à Berlin.

Fanny Flodin et Julien Leclercq par Emile Schuffenecker

Vie privée

Lors de son séjour d'études à Paris, Fanny Flodin fait la connaissance de Julien Leclercq. Ils se marient en 1898, ce dernier ayant déménagé pour vivre avec elle à Helsinki[8].

Julien Leclercq meurt subitement le à Paris.

Écrits

  • La Vie Sensible, pièce en 3 actes, Mercure de France
  • Strophes d'amant, prélude par G. Albert Aurier, 1891
  • Dialogue platonicien sur l'antisémitisme : Morès et Drumont jugés par Socrate. Morès à l'Hippodrome, Impr. des Essais d'art libre, 1892
  • Les Sept sages et la jeunesse contemporaine, 2e édition, A.-L. Charles, 1892
  • La Physionomie : visages et caractères : quatre-vingt-cinq portraits contemporains d'après les principes d'Eugène Ledos, Larousse, 1896

Notes et références

  1. Notice du Catalogue général, BNF, en ligne.
  2. Nathalie Heinich (directeur), The Glory of Van Gogh: An Anthropology of Admiration, Princeton University Press, 1997, p. 153.
  3. Octave Mirbeau, Combats littéraires, Collection Au cœur du monde, édition L’Âge d’Homme, 2006.
  4. « Roinard », notice dans Les Portraits du prochain siècle, Paris, éditions Girard, 1894.
  5. J. Renard, Journal, p. 55, Gallimard, 1935.
  6. J. Renard, Journal, p. 56, Gallimard, 1935.
  7. (en) Anu Utriainen, « Finnish Women Artists in the Modern World », Finnish National Gallery reserach, (lire en ligne)
  8. Louis Clerc, « A FEELING FOR JUSTICE: FRENCH REACTIONS TO THE 'FINNISH CAUSE' BETWEEN 1890 AND 1917 », Journal of Baltic Studies, vol. 38, no 2, , p. 237 (ISSN 0162-9778, lire en ligne, consulté le )

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