Rue des Azes
La rue des Azes (en occitan : carrièra dels Ases) est une rue du centre historique de Toulouse, en France.
Rue des Azes (oc) Carrièra dels Ases | |
![]() La première partie de la rue des Azes depuis le croisement de la rue des Fleurs. | |
Situation | |
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Coordonnées | 43° 35′ 41″ nord, 1° 26′ 44″ est |
Pays | ![]() |
Région | Occitanie |
Ville | Toulouse |
Quartier(s) | Saint-Étienne |
Début | no 13 rue des Fleurs |
Fin | no 16 place du Salin |
Morphologie | |
Type | Rue |
Longueur | 124 m |
Largeur | entre 2 et 4 m |
Histoire | |
Anciens noms | Rue des Azes (milieu du XIVe siècle) Rue de la Tour (fin du XVIIIe siècle) |
Situation et accès
Elle se situe au cœur du quartier Saint-Étienne, dans le secteur 1 de la ville, et appartient au secteur sauvegardé de Toulouse.
La rue des Azes est une voie publique située dans le centre-ville de Toulouse. Cette rue, large de 2 mètres dans ses parties les plus étroites, ne dépasse pas les 4 mètres. Elle naît perpendiculairement à la rue des Fleurs et suit un parcours presque rectiligne, avant d'obliquer à gauche pour se terminer place du Salin.
La rue des Azes rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
Origine du nom
Ce nom renvoie aux ânes (ases en occitan) qu'on utilisait pour la traction et le transport de marchandises et qui étaient remisés dans cette rue par les habitants qui se rendaient à la place du Salin. Il existe d'ailleurs d'autres rues qui portèrent ce nom, telles que la rue de la Hache, très proche, et la rue du Puits-Vert. Pour la distinguer, on qualifiait celle-ci de rue des Azes « près de Saint-Barthélémy », « du Château narbonnais » ou « des Fleurs »[1].
Historique
La rue des Azes est très ancienne puisqu'on la trouve sur des registres dès le début de la deuxième moitié du XIVe siècle. Au Moyen Âge, la rue des Azes dépend du capitoulat de Saint-Barthélémy. Les constructions de cette rue ne sont alors que des dépendances des maisons et des immeubles qui donnent sur les rues qui lui sont proches, la place du Salin, la Grande-rue Nazareth et la rue des Fleurs. Elle sert également de lieu d'attache pour les ânes qui sont utilisés pour le transport de marchandises par les commerçants et les artisans des rues voisines : c'est de là qu'elle tient son nom de « rue des ânes ». Progressivement, une grande partie du moulon compris entre la rue des Azes, la rue des Fleurs et la place du Salin est occupé par l'hôtel de la Monnaie.
Il semble que la rue ait aussi été désignée, à la fin du XVIIIe siècle, comme la « rue de la Tour », car François Garipuy, astronome toulousain, avait placé son observatoire dans la maison qu'il possédait rue des Fleurs (actuel no 16), près de la rue des Azes.
À la Révolution française, en 1794, la rue fut quelque temps rebaptisée « rue de l'Indivisibilité », sans que ce nom soit conservé[2].
L'hôtel de la Monnaie de Toulouse est supprimé en 1807 et le bâtiment est détruit en 1837. L'emplacement est remplacé par des constructions nouvelles de style néo-classique (no 3 à 9) dans la deuxième moitié du XIXe siècle.
Notes et références
- Jules Chalande, 1918, p. 193.
- Jules Chalande, 1918, p. 193-194.
Voir aussi
Bibliographie
- Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, 11e série, tome VI, Toulouse, 1918, p. 193-194.
- Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2867263545)