Arméniens de Roumanie
En Roumanie, la communauté arménienne est présente dans toutes les régions du pays, mais les deux plus importantes populations sont celles de Bucarest et Constanța. La communauté était numériquement beaucoup plus importante par le passé, mais les mariages mixtes et l'assimilation aboutissent à ce que de plus en plus de citoyens d'ascendance arménienne se déclarent « roumains » aux recensements. Au recensement de 2011, le nombre de citoyens qui se sont affirmés « arméniens » est de 1 361[1]. La plupart d'entre eux se réclament de l'église arménienne, orthodoxe ou catholique, soit environ 20 000 fidèles en tout[2].
(ro) Armenii din România
(hy) Հայերը Ռումինիայից - Hayery Rruminiayits’
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Population totale | 1 361 (2011)[1] |
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Langues | roumain et arménien |
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Religions | orthodoxe, catholique |
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Histoire
La présence arménienne dans les territoires de l'actuelle Roumanie et de son voisinage remonte à la période byzantine, avec des vagues d'immigration contemporaines de l'invasion mongole en Arménie en 1342, de la chute du royaume arménien de Cilicie en 1375, de celle de Constantinople în 1453, de celle de l'Empire de Trébizonde en 1461 ou de celle de la principauté de Théodoros en 1475[3],[4],[5]. Au XIVe siècle, les chroniqueurs génois notent que les ports de la région des bouches du Danube sont « peuplés de grecs, de bulgares, de valaques et d’hermins »[6],[7].
En Transylvanie, une ville entière, Gherla, alors Armenopolis (Հայաքաղաք - Hayakaghak) est bâtie par des Arméniens[8],[9], et dans les principautés danubiennes de Moldavie et de Valachie les communautés sont également anciennes et prospères. Très souvent elles bénéficient de privilèges, entretiennent des liens avec les pays voisins, affrètent des caravanes et des navires, ouvrent de grands caravansérails comme celui d'Emmanuel Mârzaian (dit Manuc, 1769–1817) à Bucarest[10].
La dernière vague de peuplement arménien en Roumanie date des lendemains de la Première Guerre mondiale: il s'agit de rescapés du génocide arménien venus par la mer du Caucase ou de Syrie[11].
- Les Arméniens de Roumanie en 2011.
- Les Arméniens de Roumanie en 2002.
- Caravansérail d'Emmanuel Mârzaian (bâti en 1808). Le Traité de Bucarest (1812) y a été négocié et signé.
- Église arménienne de Bucarest.
- Église arménienne de Constanța.
- Église arménienne de Gherla (catholique).
- Église arménienne de Iași.
Personnalités d'origine arménienne de Roumanie
Prince de Moldavie
- Ioan II Voda - prince de Moldavie de 1572 à 1574
Politiques
- Vasile Gh. Morțun - militant socialiste
- Virgil Madgearu - économiste et sociologue
Scientifiques
- Spiru Haret - mathématicien et physicien
- Dimitrie Asachi - mathématicien
- Hakob Djololean Siruni - historien spécialiste de l'Empire ottoman (et traducteur des œuvres de Mihai Eminescu)
Militaire
- Iacob Zadik - général de la Première Guerre mondiale
Artistes
- Jeni (ro) et Haïk Acterian (en) - scénaristes, écrivains
- Gheorghe Asachi - journaliste, écrivain, acteur de la renaissance culturelle roumaine
- Hrant Avakian - peintre
- Anda Călugăreanu (ro) - actrice et chanteuse
- Capriel et Garbis Dedeian - jazzmen
- Garabet Ibrăileanu - critique littéraire
- Mihail Jora - compositeur
- Ervant Nicogosian - peintre
- David Ohanesian - ténor d'opéra
- Alexandru Tatos - metteur en scène
- Harry Tavitian - jazzman
- Krikor Zambaccian - fondateur du Musée Zambaccian
Notes et références
- (ro) « Tab8. Populația stabilă după etnie – județe, municipii, orașe, comune », sur recensamantromania.ro.
- Claude Mutafian et Nassim Nicholas Taleb (trad. de l'anglais), La saga des Arméniens de l'Ararat aux Carpates, Paris/94-Villiers-sur-Marne, Les Belles Lettres, , 649 p. (ISBN 978-2-251-44758-2).
- "Analele Academiei Române", seria II, tom V, 1882
- Bartusis 1997, p. 96.
- Adrian Rădulescu et Bitoleanu, Ion, Histoire de la Dobrogée, Constanţa, Editura Ex Ponto, , 2e éd. (ISBN 978-973-9385-32-9, LCCN 2002499401)
- Codex Parisinus latinus dans Ph. Lauer, Catalogue des manuscrits latins, p. 95-96, d'après la Bibliothèque nationale lat. 1623, IX-X, Paris, 1940.
- Bartusis 1997, p. 97; Nicol 1993, p. 205-206; Soulis 1984, p. 33.
- Cristophor Lukacsi, în Historia Armenorum Transilvaniae, Vienne 1859
- Josef Strzygowski, (de) Die Baukunst der Armenier und Europa, Vienne 1917
- Nicolae Iorga, Choses d'art arméniennes en Roumanie, éd. de l'Académie roumaine, Bucarest 1935
- Annales du Musée naval de Constanța, (ISBN 973-98883-6-4)
Voir aussi
Bibliographie
- (ro) Melchisedec Ștefănescu, Inscripțiunile bisericilor armenești din Moldova, Bucarest,
- (ro) Bogdan Căuș, Figuri de armeni din România, Dicționar, Bucarest, Editura Ararat,
- Claude Mutafian et Eric Van Lauwe, Atlas historique de l’Arménie, Autrement, coll. « Atlas/Mémoires », , 143 p. (ISBN 978-2-7467-0100-7)
- Gérard Dedeyan (dir.), Histoire du peuple arménien, Toulouse, Privat, coll. « Histoire », , 991 p. (ISBN 978-2-7089-6874-5, présentation en ligne)
- (ro) Constantin Albinetz, Identități în dialog : Armenia și armenii din Transilvania, Bucarest, Editura Ararat,
- Claude Mutafian, La Saga des Arméniens de l’Ararat aux Carpates, Paris/impr. en Italie, Les Belles Lettres, , 448 p. (ISBN 978-2-251-44788-9)
Liens externes
- Histoire et traditions des minorités de Roumanie
- Divers.ro - Les Arméniens de Roumanie
- site de la communauté arménienne de Roumanie
- Guillaume Juherian, Thomas Wallut, documentaire L'histoire des Arméniens de Roumanie sur France 2 « Chrétiens orientaux » du 7 oct. 2018
- Armenii - o comunitate a carei forta nu sta in numar, Adevărul du 29 août 2005
- Otilia Bălinișteanu, Biserica Armeană din Iași renaște la vârsta de 613 ani, Ziarul Lumina du 2 octobre 2008
- Raluca Creț, Rubensul de Gherla, Jurnalul Național du 27 janvier 2010
- Meșteșugurile armenilor din Transilvania, 28 septembrie 2013, Tudor Sălăgean, Adevărul
- Simion Tavitian, „Armenii dobrogeni în istoria și civilizația românilor“, Ziua de Constanța
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