Jean-Marc Berlière

Jean-Marc Berlière, né à Dijon le 29 juin 1948[1], est un historien français, spécialiste de l'histoire des polices en France et professeur émérite à l'université de Bourgogne[2].

Jean-Marc Berlière
Jean-Marc Berlière en 2008.
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Dir. de thèse
Distinctions

Biographie

Agrégé d'histoire, il a été professeur dans l'enseignement secondaire (Fort-de-France, Amilly (Loiret), Montargis, etc.) avant de soutenir, en 1991, une thèse de doctorat portant sur L'Institution et la société policières sous la IIIe République (1870-1914). Maître de conférences à l'IEP de Grenoble, puis professeur d’histoire contemporaine de l’université de Bourgogne[2] (désormais émérite) et chercheur au CESDIP (CNRS/ ministère de la Justice)[2],[3], il enseigne l'histoire de l'institution policière à l'École nationale supérieure de la Police (Commissaires de police à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or (Rhône) et Officiers de police à Cannes-Écluses (Seine-et-Marne)). Il intervient également régulièrement au Mémorial de la Shoah pour une sensibilisation à la Shoah des gardiens de la paix frais émoulus des centres de formation et dans le cadre d'une formation continue des commissaires et officiers de police.

  • Membre du comité scientifique de Crime Histoire et Sociétés / Crime, History and Society, revue internationale, CNRS/ MSH, Droz ; des Cahiers de la Sécurité intérieure (INHESJ)
  • Membre du comité de rédaction des Cahiers de la Sécurité et de la Justice (INHESJ)
  • Membre du Conseil scientifique de l'ENSP
  • Membre de l’International Association for the History of Crime and Criminal Justice (IAHCCJ) depuis 1989.
  • Expert ANR.
  • Membre du conseil scientifique de Criminocorpus[4].
  • Officier des Arts et Lettres (2012), Jean-Marc Berlière est également président du Hot Club du Gâtinais[5] organisateur de concerts de jazz, membre de l'Académie du jazz, membre de la rédaction de Jazz Classique, auteur de nombreux articles et chroniques concernant le jazz.

Cofondateur de HSCO (pour une histoire scientifique et critique de l'occupation), une association regroupant historiens amateurs et professionnels qui travaillent directement sur les archives et se réclament d'une approche exempte de tabou[6], il en préside le comité scientifique et d'éthique.

Jean-Marc Berlière a également participé à l'écriture d'une vingtaine de documentaires historiques pour la télévision (TF1, FR5, Planète, Toute l'Histoire, l'Histoire, la RTS…).

Le dernier d'entre eux - diffusé sur la chaîne Histoire en , Règlement de comptes à l'institut, réalisé par Joseph Beauregard, a été sélectionné au festival de Pessac.

Il a été commissaire scientifique de l'exposition « Fichés ? » organisée par les Archives nationales à l'Hôtel de Soubise (dernier trimestre 2011), qui s'est vue décerner le « prix Historia 2012 de l'exposition »[7].

Le Figaro Histoire de lui a consacré un long entretien (p. 18-23)

Il rédige et publie depuis près de quinze ans, une lettre d'information qu'il a baptisée avec facétie Lettre aux amis de la Police dans laquelle il aborde de nombreux domaines (notamment les archives et leur accès, le témoignage, les comportements policiers, etc.) et présente/analyse des faits d'actualité ou des ouvrages et romans que l'inflation éditoriale a pu faire oublier ou rater. On trouve cette Lettre sur des sites comme Politeia, Criminocorpus, HSCO...

Dans une interview publiée le , il s'alarme des difficultés que, contrairement à une décision prise en 2015 par le président François Hollande, les autorités mettent à la consultation des fonds d'archives relatifs à la Seconde Guerre mondiale[8].

Avec sa fille Justine, conservatrice en chef du Patrimoine, directrice des AD de Corrèze, il a écrit un roman historique (vrai roman ou roman vrai ?) Le Silence des maquis, publié par Denoël, en .

A la suite des commémorations de la « rafle du Vél'd'Hiv » et des affirmations erronées qui ont fleuri dans les journaux, sur les médias et même dans le discours présidentiel, il a réagi sur le site Causeur et le site Front Populaire : c'est l'histoire qu'on assassine [9],[10],[11]

Publications

Ouvrages

  • L'institution policière en France sous la Troisième République (1875-1914), 3 vol. (LIV-1 304 p.), 30 cm, 1991
[Thèse de doctorat : Histoire : Dijon : 1991][12]
  • La police des mœurs sous la IIIe République, Paris, Éditions du Seuil, , 264 p. (ISBN 2-02-012554-4, présentation en ligne).
    Réédition :La police des mœurs, Paris, Perrin, coll. « Tempus » (no 635), , 286 p., poche (ISBN 978-2-262-06528-7).
  • Le préfet Lépine : vers la naissance de la police moderne, Paris, Denoël, , 278 p. (ISBN 978-2-207-24012-0).
    Nouvelle édition enrichie et mise à jour : Naissance de la police moderne, Paris, Perrin, coll. « Tempus » (no 407), , 411 p., poche (ISBN 978-2-262-03580-8).
  • Le monde des polices en France, XIXe-XXe siècles, Bruxelles, Complexe, coll. « Le monde de » (no 2), , 275 p. (ISBN 2-87027-641-9, présentation en ligne).
  • « Police, État et société en France des années trente aux années soixante : essai bibliographique », in Cahiers de l’IHTP, 36, (en collaboration avec Marie Vogel).
  • La police française entre bouleversements et permanences : années trente-années cinquante, La Documentation française, Paris, 2000 (direction avec Denis Peschanski).
  • Les policiers français sous l'Occupation : d'après les archives inédites de l'épuration (coécrit avec Laurent Chabrun), Paris, Perrin, , 388 p. (ISBN 978-2-262-01626-5). Prix Jacques Derogy du livre d'investigation.
    Réédition au format de poche : Policiers sous l'occupation, Perrin, coll. « Tempus », 2009.
  • Le crime de Soleilland, 1907 : les journalistes et l'assassin, Paris, Tallandier, , 240 p. (ISBN 2-84734-069-6).
  • Le sang des communistes : les bataillons de la jeunesse dans la lutte armée, automne 1941 (avec Franck Liaigre), Paris, Fayard, coll. « Nouvelles études contemporaines », , 415 p. (ISBN 2-213-61487-3, présentation en ligne), [présentation en ligne].
  • Liquider les traîtres : la face cachée du PCF, 1941-1943 (avec Franck Liaigre), Paris, Robert Laffont, , 510 p. (ISBN 978-2-221-10756-0, présentation en ligne). Prix Guizot de l'Académie Française.
    Réédition : Liquider les traîtres : la face cachée du PCF, 1941-1943 (avec Franck Liaigre), Paris, Robert Laffont, coll. « Documento », , 510 p. (ISBN 978-2-221-15617-9, BNF 44272021).
  • L'Affaire Guy Môquet : enquête sur une mystification officielle, Larousse, Paris, 2009 (avec Frank Liaigre)
  • Le témoin, le sociologue et l'historien : quand des policiers se mettent à table, Nouveau Monde édition (dir, avec René Lévy), 2010.
  • Histoire des polices en France : de l'Ancien régime à nos jours (coécrit avec René Lévy), Paris, Éditions Nouveau Monde, , 767 p. (ISBN 978-2-84736-573-3, présentation en ligne).
    Édition revue et mise à jour : Histoire des polices en France : de l'Ancien régime à nos jours (coécrit avec René Lévy), Paris, Éditions Nouveau Monde, coll. « Poche : histoire », , 863 p. (ISBN 978-2-36583-379-0).
  • Fichés ? : photographie et identification, 1850-1960 (direction avec Pierre Fournié), Perrin, 2011.
  • Ainsi finissent les salauds : séquestrations et exécutions clandestines dans Paris libéré, Robert Laffont, 2012 (avec Franck Liaigre). Prix Guizot de l'Académie française. Réédition en livre de poche, Tallandier, collection Texto, 2018.
  • Liaisons dangereuses : miliciens, truands, résistants. Paris, 1944 (coécrit avec François Le Goarant de Tromelin), Paris, Perrin, , 378 p. (ISBN 978-2-262-03567-9, présentation en ligne).
  • Polices des temps noirs : France, 1939-1945, Paris, Perrin, , 1357 p. (ISBN 978-2-262-03561-7, présentation en ligne)[13],[14]
  • Le Silence des maquis. Polar généalogique (avec Justine Berlière), Paris, Denoël, [15]

Direction d'ouvrages

Films et documentaires pour la télévision

  • La Police des années noires, documentaire de 52 minutes réalisé par Arnaud Gobin pour France Télévisions en 2002 (Zeaux productions/ France 5 ), prix spécial du jury au Festival international du film de la Résistance de Nice, .
  • Policiers sous l’Occupation, série documentaire en quatre parties de 26 minutes (Toute l’Histoire) et version de deux parties de 52 minutes pour TV5, réalisée par Arnaud Gobin (AB Sat, TV5, Zeaux productions, 2003).
  • Crimes à la Belle époque, série de huit documentaires de 26 minutes, Toute l’Histoire (AB Sat)/ Zeaux Productions, 2003, réalisée par Christine Bouteiller et Katherine Thompson. Édition DVD, Doriane Films, 2019
  • L’Histoire de la police française : de la Lieutenance de police à Schengen, série de quatre documentaires de 52 minutes réalisée par Michel Kaptur et Éric Pittard pour TF1/ Odyssée, (JEM Productions, 13 production, 2004). Cette série est éditée en coffret de deux DVD : Histoire de la police française : mythes et réalités de Louis XIV à nos jours, LCJ éditions, 2007, distribution Europe Images International.
  • Règlement de comptes à l'institut, réalisé par Joseph Beauregard, produit par les Films des tambours de soie, La Chaîne Histoire, décembre 2021 (et diffusions Suisse et Belgique sur la RTS et la RTB)

Notes et références

Liens externes

  • Portail de l’éducation
  • Portail de l’historiographie
  • Portail de la police
Cet article est issu de Wikipedia. Le texte est sous licence Creative Commons - Attribution - Partage dans les Mêmes. Des conditions supplémentaires peuvent s'appliquer aux fichiers multimédias.