Jules Jacques Veyrassat

Jules Jacques Veyrassat, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un peintre et graveur français de l'École de Barbizon. Il est l'époux de Joséphine Françoise Pittoud[Qui ?].

Jules Jacques Veyrassat
Autoportrait dessiné (1883).
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activités
Maître
Lieu de travail
Mouvement
Distinction
Attribué à Jules Jacques Veyrassat, Le Retour des champs, œuvre non sourcée, localisation inconnue.

Biographie

Femme et enfant agenouillés devant une croix (vers 1865), Baltimore, Walters Art Museum.

Jules Jacques Veyrassat étudie à Paris dans l'atelier d'Henri Lehmann, et expose ses premières œuvres au Salon en 1848. Veyrassat s'est largement distingué en France par sa peinture, et il attire l'attention quand il commence à travailler en tant que graveur dans les années 1860.

Entre 1866 et 1869, son œuvre gravé lui vaut plusieurs médailles. Le savant britannique Philip Gilbert Hamerton lui demande de collaborer pour plusieurs de ses livres sur l'art de la gravure : Chapters on Animals (1874) avec Karl Bodmer, Etching and Etchers (1880), et une troisième édition à laquelle participent d'autres artistes[1].

Il reçoit une médaille pour sa peinture en 1872.

Veyrassat est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1878. Il est l'un des peintres et graveurs le plus récompensé pour ses travaux sur la nature.

Il est rattaché à l'École d'Écouen, ville où il a eu une chambre, et suivait les cours de Pierre-Édouard Frère, dont il devint l'ami. Ce sont Pierre-Édouard Frère et Charles-François Daubigny qui l'incitèrent à pratiquer l'eau-forte. Il produit quatre gravures, entre autres, pour l'album L'Eau forte en... (1874-1881) publié par Cadart[2].

Il est également associé à l'École de Barbizon. Son travail est proche de celui de Charles Jacque ou de Jean-François Millet qu'il a bien connu. Dans un registre réaliste, il fonde son travail sur l'observation de la vie rurale de la France profonde de l'époque. Ses sujets abordent les thèmes de l'élevage et du travail des chevaux dans la vie agricole. Il n'a jamais quitté son pays d'origine, mais sa renommée a fait le tour de toute l'Europe.

Jules Jacques Veyrassat est mort le dans le 9e arrondissement de Paris[3] et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (44e division)[4].

Collections publiques

Galerie

Notes et références

  1. James Abbott McNeill Whistler, Francis Seymour Haden, George Gidley Palmer, Josef Israëls, Henri-Alfred Jacquemart, Adolphe Appian, Alphonse Legros, Unger et Hubert von Herkomer.
  2. Notice, du Catalogue général de la BnF.
  3. Archives de Paris, état-civil numérisé du 9e arrondissement, acte de décès no 922 de l'année 1893. Le peintre meurt à son domicile situé no 7 rue de Clichy.
  4. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 342
  5. « Chevaux au labour », notice no 08150000153, base Joconde, ministère français de la Culture
  6. « Chevaux de hallage sur la Seine », notice no 00980000897, base Joconde, ministère français de la Culture
  7. « Vue d'Auxerre », notice no 01370004977, base Joconde, ministère français de la Culture
  8. « Le chargement de la charrette », notice no 00000074789, base Joconde, ministère français de la Culture
  9. « Les moissonneurs, VEYRASSAT », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
  10. « La meule, VEYRASSAT », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
  11. « Chevaux de halage, VEYRASSAT », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
  12. « Cour de ferme, VEYRASSAT », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
  13. « La moisson, VEYRASSAT », sur Portail officiel des Musées de Reims (consulté le )
  14. « Fontaine à Hendaye », notice no 000PE024383, base Joconde, ministère français de la Culture
  15. « Étude algérienne », notice no 00000055088, base Joconde, ministère français de la Culture
  16. « Cour de ferme », notice no M0794015604, base Joconde, ministère français de la Culture

Annexes

Bibliographie

  • Dictionnaire Bénézit
  • Philip Gilbert Hamerton, Chapters on animals, Seeley, Jackson and Halliday, Londres, 1874.
  • P.G. Hamerton's Etching and Etchers, 1880[source insuffisante].
  • Daniel Baduel, Aude Bertrand, Christian Dauchel l'École d'Écouen, une colonie de peintres au XIXe siècle. STIP, Domont, 2014. (ISBN 978-2-7466-4645-2) (BNF 42759661).

Liens externes

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