Thermopyles
Les Thermopyles sont un rivage et un ancien passage de Grèce délimité par le golfe Maliaque au nord et le Kallidromo, un massif montagneux du Pinde, au sud. Dans l'Antiquité, le rivage se trouvait contre la falaise mais il a reculé, laissant la place à une plaine côtière étroite mais suffisamment large pour permettre le passage d'une route, d'une autoroute et d'un chemin de fer. Ce passage constituait un point stratégique dans la Grèce antique et de nombreuses batailles y ont été livrées dont la première en -480, qui a opposé les Grecs aux Perses, et la dernière en 1941, qui a vu s'affronter les Allemands contre les Grecs et les Britanniques.
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Ne doit pas être confondu avec Ternopil.
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Toponymie
Les Thermopyles sont appelées en grec ancien Θερμοπύλαι / Thermopylai, et en grec moderne Θερμοπύλες, soit littéralement « les portes chaudes ». Elles doivent leur nom aux nombreuses sources chaudes qui jaillissent au pied de la falaise. La légende veut qu'Héraclès se soit baigné dans la rivière afin de se laver du poison de l'Hydre de Lerne qui recouvrait sa peau, transformant ainsi le cours d'eau en source chaude.
Géographie


Les Thermopyles se situent dans le centre de la Grèce, dans le district régional de Phthiotide de la périphérie de Grèce-Centrale. Ils sont bordés au nord par le golfe Maliaque, dans la mer Égée, et au sud par le Kallidromo, un massif du Pinde. La ville de Lamia se trouve au nord-ouest, la ville de Molos à l'est et l'embouchure du Sperchios, qui se jette dans le golfe Maliaque, au nord.
Le passage se trouve depuis l'époque moderne dans une friche au pied de la montagne boisée, tandis qu'à la place de la mer passent une autoroute, une route et un chemin de fer qui relient le nord et le sud de la Grèce continentale.
Histoire
L'amphictyonie de Delphes y tenait ses assemblées.
En raison de sa situation stratégique, le site a été le théâtre de six batailles, dont cinq débouchèrent sur la victoire des armées voulant forcer le passage :
- la plus célèbre est la bataille des Thermopyles de 480 av. J.-C., au cours des guerres médiques, qui oppose 1 000 soldats grecs (300 hoplites de Sparte ainsi que 700 hoplites de Thèbes et de Thespies) menés par Léonidas Ier aux Perses de Xerxès Ier qui sont plus de 200 000 et finissent par passer ;
- la bataille de 353 av. J.-C. oppose les Athéniens à Philippe II (roi de Macédoine), qui la gagne ;
- la bataille de 279 av. J.-C. oppose les Grecs aux Celtes de la Grande Expédition, qui sont repoussés (mais n'en pilleront pas moins le sanctuaire de Delphes)[1] ;
- la bataille de 191 av. J.-C. oppose les Séleucides d’Antiochos III aux légions de la République romaine, victorieuses ;
- la bataille de 267 ap. J.-C. oppose les Grecs à une coalition barbare de Hérules, Peucins, Goths et Gépides (peuples germaniques) mais également de Carpes (peuple dacique), qui aurait compté plus de 300 000 guerriers (chiffre probablement exagéré par les chroniqueurs romains et grecs pour expliquer la victoire barbare) ;
- la bataille de 1941 oppose les Grecs aux Allemands, victorieux dans le cadre de la bataille de Grèce durant la Seconde Guerre mondiale.
Notes et références
- Venceslas Kruta, Les Celtes, histoire et dictionnaire, éd. R. Laffont, coll. « Bouquins », Paris 2000, (ISBN 2-7028-6261-6), p. 493
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