T-62

Le T-62 est un char moyen soviétique entré en service en 1961. Développement ultérieur du T-55, il est à l'époque le premier char au monde à être armé d'un canon à âme lisse tirant des obus-flèches à très haute vitesse initiale.

Ne doit pas être confondu avec Type 62.

Objet 166 T-62

Un T-62 à Fort Irwin.
Caractéristiques de service
Type char moyen (T-62)
char de combat principal (T-62M)
Service 1962-Aujourd'hui
Utilisateurs 27 pays (Liste complète)
Conflits Invasion de la Tchécoslovaquie par le pacte de Varsovie
Conflit frontalier sino-soviétique de 1969
Guerre de l'Ogaden
Guerre d'Afghanistan (1979-1989)
Invasion du Koweït
Production
Concepteur Kartsev
Année de conception 1961
Constructeur Uralvagonzavod (UVZ)
Production environ 20 000
Caractéristiques générales
Équipage 4 (chef de char, opérateur tourelle, chargeur et pilote)
Longueur 6,63 m (caisse)
9,335 m (avec le canon pointé à 12 h)
Largeur 3,3 m
Hauteur 2,395 m
Masse au combat 37,5 tonnes (T-62)
38 tonnes (T-62 modèle 1972)
40 tonnes (T-62M)
Blindage (épaisseur/inclinaison)
Type assemblage de plaque d'acier à blindage et tourelle moulée
Frontal (caisse) 102 mm / 30°
Latéral (caisse) 80 mm / 90°
Dessus (caisse) 16 à 30 mm / °
Plancher (caisse) 20 mm / °
Frontal (tourelle) 220 mm / 73° (T-62)

242 mm / 73° (T-62 modèle 1972)

Latéral (tourelle) 165 mm / °
Arrière (tourelle) 65 mm / °
Haut (tourelle) 30 à 58 mm / °
Armement
Armement principal canon à âme lisse 2A20 de 115 mm U-5TS Molot (40 obus)
Armement secondaire une mitrailleuse PKT coaxiale de 7,62 mm (2 500 coups)
Une mitrailleuse lourde DShK de 12,7 mm devant la trappe du chargeur (T-62 modèle 1972)
Mobilité
Moteur V12 diesel à quatre temps refroidi par eau V-55V (T-62)
V-55U (T-62M)
Puissance 581 ch (433 kW) à 2 000 tr/min (T-62)

620 ch (456 kW) à 2 000 tr/min (T-62M)

Transmission boîte de vitesses manuelle synchronisée en prise constante (5 vitesses + 1 marche-arrière).
Suspension barres de torsion
Vitesse sur route 55 km/h, 6,8 km/h en marche-arrière
Vitesse tout terrain 35 km/h
Puissance massique ch/tonne
Réservoir 970  (675 en interne et 285 en externe dans les réservoirs sur les déports de caisse)
Consommation 190  à 210  sur route, 300  à 330  en tout-terrain
Autonomie 391 km portée à 650 km avec les deux bidons supplémentaire.
Autonomie tout terrain 320 km portée à 450 km avec les deux bidons supplémentaires.

Historique

Le char fut conçu par le bureau d'étude Kartsev, à Nijni Taguil, sous la désignation de Obiekt 166. L'Armée rouge l'accepta comme modèle de production à la mi-1961 et une présérie de vingt-cinq exemplaires fut construite avant la fin de l'année, la production en grande série ne commençant qu'à la mi-1962 à l'usine Vagonka. Il fut montré publiquement pour la première fois en lors d'une parade militaire à Moscou. La production se poursuivit jusqu'à 1975 avec vingt mille exemplaires construits en Union soviétique, mais il fut aussi construit à mille cinq-cents exemplaires en Tchécoslovaquie entre 1973 et 1978, et mille exemplaires en Corée du Nord à la fin des années 1970.

Description technique

Le T-62 a 65% de pièces en commun avec son prédécesseur, le T-55[1]. Il possède une nouvelle tourelle, abandonnant la forme ovoïde pour une forme hémisphérique, rappelant un bol retourné, afin d'offrir un volume sous blindage plus important. Pour recevoir cette tourelle, le diamètre du chemin de roulements fut augmenté de 1 845 à 2 245 mm. Par rapport à celle du T-55, la caisse est plus longue de 47 cm et rehaussée de 12 mm. L'espacement entre les premiers et deuxièmes galets de roulement, typique des T-54 et T-55 a été éliminé.

Principal

Le T-62 est armé d'un canon lisse 2A20 de 115 mm connu aussi sous l'appellation d'usine U-5TS Molot (marteau). Le canon est équipé d'un évacuateur de fumée situé au deux tiers de la longueur du tube et est recouvert d'un manchon anti-arcure sur les versions revalorisées appelées T-62M. Le débattement en site du canon est comprit entre -6° et +16°.
L'encombrement et le poids des munitions de 115×728R limitent la cadence de tir du canon à 4 coups par minute à 5 coups par minute. Afin de faciliter la tâche du chargeur, le T-62 est équipé d'un système d'évacuation automatique des douilles. Lors de l'ouverture de la culasse après le tir, la douille glisse, vers l'arrière, dans une civière qui va s'élever de façon à s'aligner avec une trappe à l'arrière de la tourelle, avant d'éjecter la douille à l'extérieur à l'aide d'un éjecteur à ressort.

L'obus explosif OF-11 de 115 mm pèse 28,1 kg.

Un total de quarante obus de 115 mm sont embarqués, seize obus sont logés à l'avant droite de la caisse, à gauche du conducteur, dans un râtelier sous la forme de deux réservoirs creux renfermant une série de cavités destinées à accueillir les obus. Deux obus sont rangés le longs des flancs de la caisse, à proximité du panier de la tourelle. Vingt obus sont imbriqués les uns dans les autres entre la cloison pare-feu du compartiment moteur et l'arrière du panier de la tourelle. Deux obus sont attachés à l'intérieur de la tourelle, sur la paroi juste à côté du chargeur.

Secondaire

Une mitrailleuse coaxiale PKT de 7,62 mm est montée à droite du canon. Elle est alimentée par des bandes de 250 cartouches.

Moyens d'observation et de conduite de tir

Le conducteur disposait de deux épiscopes montés devant un volet s'ouvrant vers la gauche. L'épiscope de gauche peut être remplacé par un périscope à infrarouge TVN-2 qui offre un champ de vision de 30° et soixante mètres de portée et sur le glacis. Le chef de char dispose de quatre périscopes, deux sur le tourelleau de la trappe, et deux à l'avant de celle-ci, celui de tir est un TKN-3 capable d'un grossissement ×5 avec un champ de vision de 10°, de nuit employé avec le phare infrarouge OU-3GK pour l'illumination. Il est capable d'un grossissement ×4,2 avec un champ de vision de 8°, le tout à une portée de 400 m. Le tireur dispose d'un viseur TSh2B-41u qui possède deux grossissements, ×3,5 avec 18° de champ de vision et ×7 avec 9°, ce qui permet des tirs à 4 000 m avec les obus-flèches, 3 600 m avec les obus à charge creuse et 4 800 m avec les obus explosifs. Pour le tir de nuit, il emploie le périscope TPN1-41-11 en conjonction avec le phare L-2G monté à droite du canon, ce qui permet avec un grossissement ×5,5 avec 6° de champ de vision à 800 m. Aussi bien le tireur que le chargeur disposent aussi d'un TNP-165 d'observation.

Mobilité

Le T-62 possède un moteur diesel CTZ V-55V à refroidissement liquide comportant 12 cylindres disposés en V pour une cylindrée de 38,8 l. Monté transversalement dans le compartiment moteur, le V-55V est identique au moteur V-55 du T-55 à l'exception de son alternateur G-6.5 d'une puissance de 6,5 kW. Il développe une puissance nominale de 580 chevaux à un régime de 2 000 tr/min pour un couple maximal de 2 354 N m atteint à 1 250 tr/min.
Les versions revalorisées du T-62, les T-62M, sont équipées du moteur V-55U utilisant un système d'injection directe leur permettant de développer 620 chevaux.
Les T-62M incluant le suffixe -1 dans leur appellation possèdent le moteur V-46-5M, version détarée à (690 ch) du V-46-6 du char T-72. Le T-62 n'ayant pas un compartiment moteur assez large pour accueillir un compresseur axial, ce dernier fut déplacé dans un boîtier blindé monté sur le déport de caisse au-dessus de la chenille droite.

Le T-62 reprend les réducteurs et la boîte de vitesses manuelle du char T-55, elle possède cinq rapports en marche avant et un en marche-arrière. En terme d'accélération, le T-62 est capable d'atteindre la vitesse de 32 km/h en 16 sec

Le train de roulement de type Christie à cinq galets, sans rouleaux porteurs pour supporter le brin supérieur. Les galets de roulement sont aluminium moulé sous pression d'un diamètre de 810 mm. Les chenilles à axes secs OMSh ont une largeur de 580 mm et possèdent chacune 96 patins en acier. À partir de 1966, les T-62 reçurent de nouvelles chenilles RMSh comportant 97 patins par chenilles, ces dernières sont toujours à axes secs mais incorporent des bagues en caoutchouc internes, améliorant la flexibilités des patins.

La suspension comprend dix barres de torsion, les premiers et cinquièmes galets de roulement comportent un amortisseur rotatif. Le débattement vertical des bras de suspension est comprit de 224 mm : 162 mm en compression et 62 mm en détente.

Deux deux bidons supplémentaires largables peuvent être montés à l'arrière de la caisse pour accroître l'autonomie. Comme le T-55, le T-62 peut produire son propre écran fumigène en injectant dix litres de diesel par minute dans l'échappement. Ce nuage peut s'étendre de 250 à 400 mètres et durer jusqu'à quatre minutes en fonction du vent.

Protection

L'élément de surblindage composite protégeant l'avant-droite de la tourelle pèse 900 kg.

Le T-62 reprend de son prédécesseur l'équipement de protection contre les radiations PAZ. Ce système comprend un détecteur RBZ-1m, monté à droite dans la tourelle qui, lorsqu'il perçoit la présence de niveaux dangereux de radiations, provoque automatiquement la fermeture des différentes ouvertures du char par l'intermédiaire de cartouches d'explosif (sauf pour les trappes de l'équipage) et déclenche un ventilateur muni d'un filtre anti-poussières, situé en dessous de l'ouverture d'évacuation des douilles. Du fait de l'absence de filtres contre les produits chimiques, ce dispositif n'est utile que contre les retombées nucléaires. Cependant, certains T-62 ont été pourvus par la suite de filtres contre les attaques chimiques. Le char est capable de guéer à 1,4 m sans préparation et à m après le montage d'un schnorchel, ce qui nécessite une préparation de huit heures. Deux modèles de schnorkels existent, l'un de grand diamètre permettant l'évacuation de l'équipage réservé pour l'entraînement, l'autre ne permet que l'alimentation du moteur et de l'équipage en air et l'évacuation des gaz d'échappement. Le char, lors de la submersion, est guidé par un gyrocompas GPK-59 et un faisceau radio. Une fois sur le rivage, deux minutes suffisent pour rendre le char paré au combat.

Programme de modernisation

Une refonte plus importante est entreprise par la suite, en 1983, donnant naissance à la seconde génération de T-62. Le moteur est changé pour un V-55U doté d'un turbocompresseur, qui fournit 620 chevaux. La protection est améliorée par le montage de surblindages sur le glacis et sur le devant de la tourelle. Le dessous du char est aussi renforcé par une plaque d'acier pour limiter l'effet des mines. Le surblindage de la tourelle est en acier et creux, il contient de fines plaques en acier haute dureté inclinées noyées dans du polyuréthane, ce qui offre une meilleure protection, à savoir 380 mm contre les flèches et 450 mm contre les charges creuses[2]. La suspension est aussi améliorée, en augmentant le débattement des galets de roulements et en montant deux amortisseurs hydrauliques supplémentaires sur la deuxième barre de torsion. Une batterie de huit lance-pots fumigène 902B est montée sur la droite de la tourelle. La radio est changée pour une R-173 et l'équipage est doté de gilets de protection contre les radiations 1PZh-1. Cependant, la principale amélioration intervient dans le domaine de l'armement. La conduite de tir est entièrement revue : la nouvelle, appelée Volna, comprend un télémètre laser KDT-2 au-dessus du canon, un viseur TShSM-41U, un système de stabilisation Meteor M1 et un calculateur balistique BV62. Cette nouvelle conduite de tir, moyennant le montage d'un système de guidage 1K13-1 et de ses accessoires, permet le tir du missile guidé antichar tiré par canon 9M117. Ce missile, d'une masse de 28 kg, est guidé par le rayon du télémètre laser, le tireur se contentant de maintenir la conduite de tir sur l'objectif. Propulsé d'abord par une charge, puis par un moteur fusée, il peut atteindre une cible à 4 000 m et éventuellement engager des aéronefs lents, comme des hélicoptères. Désigné globalement 9K116-1 (Code OTAN AT-12), ce système diffère très peu du 9K116 Bastion (Code OTAN AT-10) monté sur le T-55. Il est juste adapté pour le calibre de l'arme qui le lance. Mais, très coûteux, il ne fut pas monté sur tous les chars.

Deux autres améliorations furent apportées par la suite aux T-62 : le montage du moteur équipant le T-72, le V-46-5M, donnant 700 ch et le remplacement des appliques de blindage par des briques de blindage réactif de première génération. D'autres T-62 ont été dotés du système antimissile 1030M Drozd qui emploie huit roquettes de 107 mm déclenchées automatiquement par un couple de radars millimétriques pour intercepter les missiles ou les roquettes antichars approchant sur l'avant du char à des vitesses comprises entre 70 et 700 m/s. Depuis l'écroulement de l'URSS, des fabricants occidentaux commencent à fournir des équipements de modernisation et d'entretien pour ce char : la British Royal Ordnance fournit des tubes de 115 mm aux Égyptiens, et le Français GIAT, en 1986, un canon de remplacement de 120 mm, le GIAT CN120-26.

Programme de modernisation du T-62[3]
Éléments du programme de modernisation Appellation des T-62 modernisés
T-62M T-62M1 T-62M1-2 T-62MV T-62D
MGATC 9K118 Sheksna
Conduite de tir Volna
Mitrailleuse antiaérienne NSVT
Manchon anti-arcure
Surblindage monté sur le glacis
Surblindage monté à l'avant de la tourelle
Blindage ventral anti-mine
Blindage réactif explosif Kontakt-1
Système de protection active Drozd
Jupes latérales
Poutre de refroidissement résistante au napalm
Lance-pots fumigènes
Moteur V-55U de 620 ch
Suspension renforcée
Poste radio R-173

Modèles et variantes

  • Objet 165 T-62A (1958) : Trois T-55 équipés de la tourelle de l'Objet 140 et appelés provisoirement T-62A.
  • Objet 166 (1960) : prototype du T-62.
  • T-62 (1961) : modèle original.
  • T-62 .obr 1967 (1967) : nouvelle plage arrière pour faciliter l'accès au compartiment moteur.
  • T-62 .obr 1972 (1972) : Refonte de la trappe du chargeur, cette dernière est désormais montée sur roulements afin pouvoir faire pivoter le nouvel affût de la mitrailleuse anti-aérienne DShKM. La hauteur sous tourelle au niveau du poste du chargeur passe de 1,48 m à 1,55 m, ce qui donne au toit de la tourelle une forme moins bombée à cet endroit. L'épaisseur du blindage frontal de la tourelle passe de 214 mm à 242 mm. Le viseur monoculaire TSh2B-41 de l'opérateur tourelle est remplacé par une version améliorée, le TSh2B-41U, il est conçu pour rester pointé sur l'objectif après chaque tir, même lorsque le canon de 115 mm s'élève afin d'éjecter la douille récemment tirée hors du char. Il fonctionne avec un système de stabilisation en site fonctionnant indépendamment du système de stabilisation du canon "Météor". Les barbotins sont remplacés afin de s'accommoder aux chenilles à axes secs RMSh du char de combat T-72, elles possèdent une durée de vie supérieure aux anciennes OMSh utilisées sur le T-54 et le T-55[1].
  • T-62 .obr 1975 (1975) : Montage d'un télémètre laser KDT-1 sur le tube du canon de 115 mm. La boîte blindée qui renferme le télémètre a un blindage de 14 mm d'épaisseur.
  • Objet 166M (1963) :
  • T-62K (1964) : version de commandement, système de navigation inertiel TNA-3 et des radios supplémentaires.
  • T-62D-1 : T-62D remotorisé avec un V-46-5M.
  • T-62M moteur V-55U, radio R-173, système de missile 9K116-1 Sheksna (code OTAN AT-12), système de contrôle de tir Volna avec calculateur BV-62, stabilisateur Meteor M1, viseur TShSM-41U et 1K13 et télémètre laser KDT-2, protection renforcée à la suite de l'expérience afghane, blindage Horseshoe, applique sur le glacis et renforcement du plancher contre les mines, masse augmentée de 3,9 tonnes.
  • T-62M-1 : T-62M remotorisé avec un V-46-5M.
  • T-62M1 : T-62M dépourvu de système 9K116-1 Sheksna.
  • T-62M1-1 : T-62M1 remotorisé avec un V-46-5M.
  • T-62M1-2 : T-62M1 avec un surblindage composite sur la tourelle.
  • T-62M1-2-1 : T-62M1-2 remotorisé avec un V-46-5M.
  • T-62MV : T-62M recouvert de blindage réactif explosif Kontakt-1.
  • T-62MV-1 : T-62MV remotorisé avec un V-46-5M.
  • T-62MK : version de commandement dérivée du T-62M.
  • TO-62 : version avec un lance-flammes coaxial au canon.
  • IT-1 : chasseur de chars lance-missiles.
  • Tiran 6 : dérivé israélien réalisé à partir des exemplaires capturés en 1973 contre la Syrie.
  • Objekt 167 : version expérimentale avec moteur V-26 de 700 ch et un nouveau train de roulement.
  • Ch'ŏnma-ho : char de combat nord-coréen.
  • P'okpoong-Ho : char de combat nord-coréen.
  • BMPT-62 "Mini terminator" Char T-62 avec une tourelle Berezhok développé par la Base centrale de logistique (BCL) en Algérie et l'entreprise Russe KBP Tula[4],[5], le BMPT-62 est un véhicule d'appui-feu similaire au BMPT-72 russe qui est également en service dans l'armée algérienne[6],[7].

Utilisateurs

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T-62 exposé dans une base aux États-Unis.
T-62 de l'armée irakienne détruit en 1991.

Dans l'Armée rouge, le T-62 seconda les T-54 et T-55. Il servit comme ces derniers et son successeur le T-72 à équiper principalement les divisions d'infanterie mécanisée, alors que les divisions blindées utilisaient principalement le T-10[réf. nécessaire], le T-64 et le T-80. Grâce à son faible coût, ce char a largement été exporté à travers le monde et a participé à de nombreux conflits en Asie et en Afrique, avec des succès divers. Son baptême du feu à lieu lors de l'opération Danube afin de préparer une possible intervention en Tchécoslovaquie. L'Iran et Israël ont utilisé ce char en le retournant contre ses propriétaires d'origine.

Le char a souvent montré ses limites, bien que cela soit souvent dû à un manque d'expérience des équipages. Lors de la tentative d'invasion du Tchad par les troupes libyennes, par exemple, les T-62 furent mis en échec par des Toyota civiles armées de canon sans recul M40, et lors des guerres israélo-arabes un grand nombre d'exemplaires fut abandonné sans combat. Durant la guerre du Golfe de 1991, les M2 Bradley réussirent à en mettre hors de combat par des rafales d'obus de 25 mm. Modernisé, le T-62 peut rester un adversaire dangereux, sauf contre les chars les mieux protégés comme le char M1 Abrams qu'il ne peut détruire aux distances normales de combat.

Pays utilisateurs
Abkhazie
 République d'Afghanistan
Algérie retrait annoncé pour le courant de 2017[réf. nécessaire]
Angola
Biélorussie
Corée du Nord (ayant produit également ses propres variantes, le Ch'ŏnma-ho et le P'okpoong-Ho)
Cuba
Égypte
Éthiopie
Géorgie
Inde
Irak
Iran
Kazakhstan
Libye
Mongolie
Russie, retrait annoncé pour le courant de 2013, ressorti des réserves lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022[8].
Syrie
Ukraine
Ouzbékistan
Viêt Nam
Yémen
Pays l'ayant retiré du service
Bulgarie
Hongrie
Israël
Pologne
Tchécoslovaquie

Notes et références

  1. (ru) « T-62 BLACK SHEEP », sur https://thesovietarmourblog.blogspot.be, (consulté le ).
  2. (en) Steven J Zaloga, New Vanguard 158 T-62 MAIN BATTLE TANK 1965-2005, Oxford, Osprey Publishing Ltd, , 48 p. (ISBN 978-1-84603-390-2), p. 26
  3. (ru) DIMMI, « T-62 », Kampfpanzer im detail (consulté le )
  4. Akramov, « Un Mini-Terminator inédit pour l'Algérie », sur MENADEFENSE, (consulté le )
  5. Akramov, « Première apparition du BMPT 62 », sur MENADEFENSE, (consulté le )
  6. (en-US) « Algeria parades BMPT-62 fire support vehicle based on T-62 with Berezhok turrets * Military Africa », sur Military Africa, (consulté le )
  7. « New BMPT-62 fire support tracked armored vehicle unveiled by Algerian army | Defense News July 2022 Global Security army industry | Defense Security global news industry army year 2022 | Archive News year », sur www.armyrecognition.com (consulté le )
  8. http://www.opex360.com/2022/05/26/la-russie-destocke-ses-vieux-chars-t-62-pour-les-envoyer-en-ukraine/
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