Mahamat Idriss Déby
Mahamat Idriss Déby, né le , est un officier et homme d'État tchadien. Après la mort de son père Idriss Déby, en , il devient président du Conseil militaire de transition et président de la République.
Mahamat Idriss Déby | |
![]() Mahamat Idriss Déby en 2022. | |
Fonctions | |
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Président du Conseil militaire de transition Président de la République (de facto) | |
En fonction depuis le (1 an, 4 mois et 2 jours) |
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Vice-président | Djimadoum Tiraina |
Premier ministre | Albert Pahimi Padacké |
Prédécesseur | Idriss Déby (président de la République) |
Biographie | |
Surnom | Mahamat Kaka |
Date de naissance | [1] |
Lieu de naissance | Massakory |
Nationalité | Tchadienne |
Père | Idriss Déby |
Fratrie | Brahim Déby Zakaria Déby |
Profession | Militaire |
Religion | Islam |
Résidence | Palais rose (N'Djaména) |
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![]() |
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Présidents de la République du Tchad | |
Biographie
Origines et formation
Fils d'une mère gorane[2], il est élevé par la mère du président Idriss Déby, et porte pour cette raison le surnom de « Mahamat Kaka » (kaka signifiant « grand-mère » en arabe tchadien)[3].
Le jeune homme effectue l'ensemble de sa scolarité secondaire au Tchad, hormis sa quatrième et sa troisième, en France. Il étudie ensuite un an et demi au lycée militaire d'Aix-en-Provence, en classes préparatoires littéraires. À son retour, il est inscrit à l'école d'officier Gémia (Groupement des écoles militaires interarmées). Il en sort sous-lieutenant[4].
Carrière militaire
Son père le fait affecter à la Direction générale de service de sécurité des institutions de l'État (DGSSIE), la garde prétorienne du régime[3], en tant que commandant adjoint du groupement d’infanterie.
Sa première expérience au combat a lieu en [réf. nécessaire], lorsque les Forces unies pour le changement (FUC) de Mahamat Nour Abdelkerim lancent un raid sur la capitale du Tchad. Il est promu au grade de commandant[4].
En , il est nommé général de brigade et participe à la bataille victorieuse d'Am-Dam contre une coalition de groupes rebelles menée par Timan Erdimi, dans l'est du Tchad[3],[4].
Il reçoit en 2010, au sein de la DGSSIE, le commandement de l'escadron blindé et des gardes du corps. En 2012, il est ensuite nommé à la tête du groupement no 1 de la DGSSIE (sur trois groupements), chargée de la sécurité du palais présidentiel[5].
En 2013, il est nommé au poste de commandant en second des Forces armées tchadiennes en intervention au Mali (Fatim)[4], dans le nord du Mali, sous les ordres du général Oumar Bikomo, mais en serait le chef officieux[3]. Il participe notamment à la bataille du Tigharghâr.
Le , Mahamat Idriss Déby est nommé directeur général de la DGSSIE[6]. En , il est élevé au grade de général de corps d'armée[7],[4].
Mahamat Idriss Déby devient général d'armée le 2 décembre 2021[8]
Chef de l'État
Au lendemain de la mort de son père Idriss Déby le , il prend la tête d'un Conseil militaire de transition et, en vertu de la charte de ce Conseil, occupe la fonction de président de la République[9],[10]. La Constitution du , révisée le , qui prévoit qu'en cas de vacances du pouvoir, le président du Sénat[N 1] assure l'intérim pendant 45 à 90 jours, le temps d'élire un nouveau président de la République, est ainsi suspendue[11]. L'armée annonce la dissolution de l'Assemblée nationale et du gouvernement, puis décrète la fermeture des frontières et l'instauration d'un couvre-feu. Le Conseil militaire de transition annonce prendre le pouvoir pour une durée transitoire de dix-huit mois, à l'issue de laquelle des élections doivent être organisées[12].
Le 25 septembre 2021, il nomme les 93 membres du Conseil national de transition[13].
Vie privée
Mahamat Déby est marié à une Gorane, Dahabaye Oumar Souny, journaliste au service de la presse présidentielle et fille de Oumar Sounny, un haut gradé proche de l'ancien président Hissène Habré[2] qui a été notamment à la tête de la Brigade spéciale d’intervention rapide (BSIR)[14], le bras armé de la Direction de la documentation et de la sécurité (DDS).
Père de neuf enfants, il est musulman pratiquant[4].
Notes et références
Notes
- Attributions dévolues de façon transitoire au président de l'Assemblée nationale, en attendant la mise en place du Sénat.
Références
- « Portrait », sur presidence.td, (consulté le ).
- « Passé en France, appelé "grand-mère"... Le CV de Mahamat Idriss Déby, nouvel homme fort du Tchad », sur lexpress.fr, (consulté le ).
- Christophe Boisbouvier, « Armée tchadienne : Mahamat Idriss Déby Itno, un monsieur très discret », sur jeuneafrique.com, (consulté le ).
- Jean-Louis Tremblais, « Tchad, l'homme clé du Sahel », Le Figaro Magazine, , p. 56-64 (lire en ligne).
- « Tchad : La DGSSIE est sur le point de s’exploser », sur tchadhanana.info, (consulté le ).
- « Tchad : Le général Mahamat Idriss Déby prend la tête de la DGSSIE », sur alwihdainfo.com, (consulté le ).
- « Tchad : Idriss Déby, un général qui banalise le grade de général dans l’armée », sur tchadpages.com, (consulté le ).
- « Au Tchad, le général Mahamat Idriss Deby Itno s'octroie une étoile supplémentaire », sur rfi.fr, (consulté le ).
- « Deby, maître du Tchad et allié stratégique de l’Occident dans la lutte contre les jihadistes », sur lorientlejour.com, (consulté le ).
- « Tchad : le fils d'Idriss Déby occupe la fonction de “président de la République”, prévoit une Charte de transition », sur francetvinfo.fr, (consulté le ).
- « Constitution du 4 mai 2018, révisée le 14 décembre 2020 » [PDF], sur letchadanthropus-tribune.com (consulté le ).
- « Tchad : tout juste réélu, le président Idriss Déby tué au combat », sur liberation.fr, (consulté le ).
- « Tchad: Mahamat Idriss Déby nomme le parlement de transition, le CNT », sur RFI, RFI, (consulté le ).
- (en) « Chad: The Victims of Hissène Habré Still Awaiting Justice », sur hrw.org, (consulté le ).
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