Stattmatten
Stattmatten est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.
Stattmatten | |
La mairie de Stattmatten. | |
Blason |
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Administration | |
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Pays | France |
Région | Grand Est |
Collectivité territoriale | Collectivité européenne d'Alsace |
Circonscription départementale | Bas-Rhin |
Arrondissement | Haguenau-Wissembourg |
Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Rhénan |
Maire Mandat |
Jean-Jacques Merkel 2020-2026 |
Code postal | 67770 |
Code commune | 67476 |
Démographie | |
Gentilé | Stattmattenois, Stattmattenoises |
Population municipale |
740 hab. (2019 ) |
Densité | 188 hab./km2 |
Géographie | |
Coordonnées | 48° 47′ 51″ nord, 8° 00′ 12″ est |
Altitude | Min. 116 m Max. 122 m |
Superficie | 3,93 km2 |
Type | Commune rurale |
Unité urbaine | Sessenheim (banlieue) |
Aire d'attraction | Strasbourg (partie française) (commune de la couronne) |
Élections | |
Départementales | Canton de Bischwiller |
Législatives | Huitième circonscription |
Localisation | |
Stattmatten se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.
Géographie
L'altitude minimale et maximale de Stattmatten sont respectivements de 116 m et 122 m.
Stattmatten est arrosée par la Moder.
Communes limitrophes
Urbanisme
Typologie
Stattmatten est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sessenheim, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[4] et 3 022 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (43,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (49,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,9 %), forêts (25 %), eaux continentales[Note 3] (14,5 %), zones urbanisées (13,6 %), mines, décharges et chantiers (2,9 %)[9].
L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].
Activités et commerce
Depuis 2011, le village de Stattmatten accueille un coiffeur. Le village a aussi à sa portée deux stades de football, un terrain de paintball, et un centre équestre.
Histoire
Ce petit village du Ried du Nord, à l'écart des grands axes routiers, compte actuellement environ 703 habitants. Si les premières archives mentionnant son nom remontent au XIVe siècle, la naissance de Stattmatten devait se situer aux environs du IXe siècle.
En 1359, le village passe avec dix autres communes de l'Uffried aux mains des barons de Fleckenstein.
Une légende transmise par les générations raconte que le village fut fondé par une famille suisse, les Heintzen, qui en longeant le Rhin fut émerveillée par la beauté du site. Elle amarra son bateau près d'une berge, un quai actif près d'une prairie verdoyante (Statt en den matten) et finit par s'y établir définitivement. L'histoire de la bourgade est étroitement liée à celle du Rhin, frontière naturelle et zone de passage des gens de guerre. Stattmatten faillit disparaitre comme d'autres villages dans les méandres des pillages, mises à sac et autres horreurs de guerre. Celle de Trente Ans (1618-1648) fut la plus meurtrière et rares furent les familles qui survécurent en se réfugiant sur les îles du Rhin.
Lors de la guerre de Succession d'Espagne (1701-1714), le maréchal de Villars, commandant les troupes du roi de France livra en 1706 une bataille importante contre les armées du prince de Bade qui lui permit entre autres de prendre le tête du pont du Rhin à Stattmatten. Lors de l'extinction de la lignée mâle des Fleckenstein en 1720, le village passa jusqu'à la Révolution aux mains ducCardinal Rohan Soubise. La population de Statmatten a payé un lourd tribut lors des deux guerres mondiales. Dans les siècles passés, la plupart des habitants vivaient de la pêche, de la batellerie et de l'agriculture. On rencontre également quelques orpailleurs qui restent en mémoire par les surnoms familiers (Hofname) tels que Goldriecke ou Goldschaengel. La réforme protestante fut instaurée en 1543.
Héraldique
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Les armes de Stattmatten se blasonnent ainsi :
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Politique et administration
M.Merkel début = 2018 fin =
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].
En 2019, la commune comptait 740 habitants[Note 4], en augmentation de 7,4 % par rapport à 2013 (Bas-Rhin : +2,76 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Lieux et monuments
La commune a la particularité de ne pas avoir d'église.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
Notes et références
Notes
- Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
- La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
Références
- « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
- « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
- « Unité urbaine 2020 de Sessenheim », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
- « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
- Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
- « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
- Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
- « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
- IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
- Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le ).
- [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du> Bas-Rhin.
- « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
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