Le Silence des agneaux (film)
Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs) est un thriller policier américain, écrit par Ted Tally et réalisé par Jonathan Demme, sorti en 1991.
Ne doit pas être confondu avec Le Silence des agneaux (roman).
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Titre original | The Silence of the Lambs |
---|---|
Réalisation | Jonathan Demme |
Scénario | Ted Tally |
Acteurs principaux | |
Sociétés de production | Orion Pictures Corporation |
Pays de production |
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Genre | Thriller |
Durée |
118 minutes 138 minutes (original cut) |
Sortie | 1990 |
Série
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Le film est l'adaptation du deuxième opus d'une tétralogie écrite par Thomas Harris, mettant en scène le personnage fictif d'Hannibal Lecter, ancien éminent psychiatre psychopathe et cannibale, et Clarice Starling, jeune agent analyste du FBI. Les trois autres romans ont également été transposés au cinéma : Dragon rouge (Red Dragon) — remake du Sixième Sens (Manhunter) réalisé en 1986 — se déroule avant Le Silence des agneaux, Hannibal en est la suite et Hannibal Lecter : Les Origines du mal (Hannibal Rising), comme son nom l'indique, revient sur les causes du cannibalisme chez Hannibal adolescent.
Le film a remporté les cinq Oscars majeurs, en 1992 : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur scénario adapté, meilleur acteur pour Anthony Hopkins et meilleure actrice pour Jodie Foster[1],[2],[3].
Synopsis
Résumé
Clarice Starling est une jeune et brillante stagiaire du FBI à Quantico en Virginie. Elle n'a pas encore terminé ses études. Ses compétences sont repérées par Jack Crawford, chef du département des sciences du comportement. Le département est sur la brèche dans le cadre de l'enquête sur « Buffalo Bill », un tueur en série qui découpe une partie de la peau de ses victimes.
Jack Crawford envoie Clarice auprès du docteur Hannibal Lecter alias « Hannibal le Cannibale ». Cet éminent psychiatre est emprisonné depuis huit ans dans une cellule de très haute sécurité de l'hôpital psychiatrique de Baltimore dirigé par le docteur Chilton. Jack Crawford espère que Clarice pourra lui soutirer des informations capitales sur Buffalo Bill.
Hannibal l'oriente d'abord vers un entrepôt où elle découvre la tête d'un homme dans un bocal, la première victime de Buffalo Bill. Hannibal, très vite, a compris l'identité de Buffalo Bill ; il lui a été présenté par l'un de ses patients, mort depuis, précisément celui qui a été découvert dans le hangar. Il marchande des indices à Clarice à condition qu'elle accepte de se prêter à des séances d'analyse. Bien qu’on l’ait mise en garde de ne rien révéler de personnel à Hannibal, Clarice consent à ces délicates séances en échange du jeu de pistes communiqué par Lecter.
Pendant ce temps, Buffalo Bill a enlevé la fille de l'influente sénatrice Martin. Dans l'urgence, afin qu'Hannibal lui révèle enfin l'identité du tueur, Clarice lui fait une offre mensongère au nom du sénateur : une cellule avec une vue au lieu de son cachot de Baltimore avec le droit de se promener et de se baigner sous haute surveillance, une semaine par an, sur une plage. Mais le docteur Chilton, qui espionne jalousement les conversations de Clarice et de Lecter, en fait part directement à la sénatrice qui fait une contre-proposition à Hannibal. Il est alors transféré entravé et muselé à Memphis où il donne de fausses informations à la mère éplorée. Clarice parvient à l'approcher dans le lieu où il séjourne et il lui fournit de précieux indices à l'issue de « son analyse » qui semble la valoriser à son regard de psychiatre. Puis Lecter parvient à s'échapper de sa nouvelle prison après avoir massacré ses deux gardiens.
Les indices du docteur Lecter permettent à Clarice de trouver Buffalo Bill dans sa cachette. Il utilisait la peau de ses victimes pour chercher à se confectionner des vêtements. Elle finit par l'abattre, sauvant ainsi Catherine Martin tandis que Jack Crawford et son équipe suivent une mauvaise piste.
Pendant ce temps, le docteur Lecter est parti aux Bahamas où il a suivi le docteur Chilton, dont il envisage de faire son prochain dîner pour se venger des traitements qu'il a subis de sa part durant sa détention.
Personnages

- Clarice Starling : née en 1960, une nouvelle recrue du FBI encore étudiante à l’académie. Elle oriente ses études dans le domaine de la psychanalyse ; son supérieur hiérarchique Jack Crawford la charge d'interroger Hannibal Lecter au sujet de « Buffalo Bill ». Elle va mettre à rude épreuve son courage et sa logique pour retrouver le tueur.
- le Dr Hannibal Lecter : né en 1933, un psychiatre meurtrier en série ayant pratiqué des actes de cannibalisme. Il a tué quatorze personnes d'où son emprisonnement depuis plus de huit ans dans l'établissement psychiatrique dirigé par le docteur Chilton. Les deux médecins ne s'apprécient guère. Lecter aidera Clarice à trouver Buffalo Bill, en échange d'informations sur sa vie personnelle et du divertissement que lui procure son analyse psychologique.
- Jack Crawford : né en 1940, le chef du département des Sciences du comportement du FBI et patron de Clarice Starling. Il est déterminé à trouver Buffalo Bill, mais refuse que Clarice confie à Hannibal des secrets de sa vie personnelle, car comme il le dit, « personne ne veut avoir Hannibal Lecter dans sa tête ».
- Buffalo Bill : né en 1952, un tueur en série qui capture des femmes, les assassine, les écorche (il leur enlève la peau du dos, des omoplates ou des cuisses) et abandonne toujours leur cadavre dans des rivières. Il laisse délibérément dans leur gorge un cocon d'insecte.
- le Dr Frederick Chilton : né en 1945, psychiatre. Il est le directeur de l'asile où est interné Hannibal Lecter. Ils sont ennemis jurés. Imbu de sa personne, orgueilleux, vaniteux, Chilton n’apprécie pas que Clarice vienne demander des informations à Hannibal sans le consulter auparavant. Il aime infliger des punitions à Hannibal, qu'il considère comme son plus grand trophée.
Fiche technique
Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.
- Titre original : The Silence of the Lambs
- Titre français et québécois : Le Silence des agneaux
- Réalisation : Jonathan Demme
- Scénario : Ted Tally, d'après le roman de Thomas Harris
- Musique : Howard Shore
- Direction artistique : Tim Galvin
- Décors : Kristi Rea, Karen O'Hara
- Costumes : Colleen Atwood
- Photographie : Tak Fujimoto
- Son : John Fundus, Skip Lievsay
- Montage : Craig McKay
- Producteurs : Kenneth Utt, Edward Saxon et Ron Bozman
- Producteur délégué : Gary Goetzman
- Productrice associée : Grace Blake
- Société de production : Orion Pictures et Strong Heart/Demme Production
- Sociétés de distribution[4] :
- États-Unis : Orion Pictures
- France : Columbia TriStar Films, Ciné-Sorbonne (pour la réédition en version restaurée), Park Circus Films (France)[5]
- Suisse : Columbus Film
- Budget : 20 millions de dollars[6]
- Pays d'origine :
États-Unis
- Langue originale : anglais
- Format : couleur Technicolor – 35 mm – 1,85:1 Panavision – son Dolby Digital | Dolby SR
- Genre : thriller, policier, épouvante-horreur, drame
- Durée : 118 minutes / 138 minutes (original cut)
- Dates de sortie[7] :
États-Unis :
France :
Suisse romande :
France : (réédition) (version restaurée)
- Classification[8] :
États-Unis : R – Restricted (Les enfants de moins de 17 ans doivent être accompagnés d'un adulte).
France : Interdit aux moins de 16 ans, Art et essai (visa d'exploitation no 75925 délivré le )[5]
Distribution
- Jodie Foster (VF : Micky Sébastian) : Clarice Starling
- Anthony Hopkins (VF : Jean-Pierre Moulin) : Dr Hannibal Lecter
- Scott Glenn (VF : Pierre Hatet) : Jack Crawford
- Ted Levine (VF : Richard Darbois) : Jame « Buffalo Bill » Gumb
- Anthony Heald (VF : Patrick Guillemin) : Dr Frederick Chilton
- Brooke Smith (VF : Brigitte Berges) : Catherine Martin
- Diane Baker : la sénatrice Ruth Martin
- Kasi Lemmons (VF : Magaly Berdy) : Ardelia Mapp
- Charles Napier (VF : Richard Leblond) : le lieutenant Boyle
- Tracey Walter (VF : Gilbert Levy) : Lamar
- Roger Corman : Hayden Burke, le directeur du FBI
- Ron Vawter (VF : Hervé Bellon) : Paul Krendler
- Danny Darst (VF : Hervé Caradec) : le sergent Tate
- Frankie Faison (VF : Georges Lycan) : Barney Matthews
- Paul Lazar (VF : Georges Caudron) : Dr Nicolas Pilcher, entomologiste
- Dan Butler : Dr Paul Roden, entomologiste
- Chris Isaak : le commandant du SWAT à Memphis
- Alex Coleman (VF : Gilbert Levy) : le sergent Jimmy Pembry
- Lauren Roselli[Note 1] (VF : Françoise Cadol) : Stacy Hubka
- Brent Hinkley (VF : Éric Missoffe) : l'officier Bob Murray
- Pete McNamara (VF : Jean-Claude Sachot) : le shérif Perkins
- Harry Northup : M. Bimmel
- Cynthia Ettinger (en) : le sergent Jacobs
- Bill Miller : M. Brigham
- Chuck Aber (VF : Jean-Jacques Nervest) : agent Ray Terry
- Leib Lensky (VF : Pierre Baton) : M. Lang
- Kenneth Utt (VF : Jean-Jacques Nervest) : Dr Akin
- Stuart Rudin (VF : Philippe Peythieu) : Miggs
- Gene Borkan : Oscar
- Lawrence T. Wrentz : agent Burrows
- Daniel von Bargen : l'officier en communication du SWAT
- Tommy Lafitte (VF : Jean-Jacques Nervest) : Johnny, le tireur du SWAT
- Obba Babatundé (VF : Philippe Peythieu) : Tim Langbord, le présentateur
- Adelle Lutz (en) : Donna, la présentatrice télé
- Jeffrie Lane (VF : Kris Bénard) : le père de Clarice
- George A. Romero (caméo, non crédité) : l'agent du FBI de Memphis
Production
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Hollywood Museum (en) à Los Angeles.
Scénario
Le scénario de Le Silence des agneaux a été écrit par Ted Tally et a reçu l'Oscar du meilleur scénario adapté en 1992. Le scénariste adapta le livre homonyme de Thomas Harris, second tome de sa tétralogie sur Hannibal Lecter. Pour écrire son roman, Harris s'inspira de trois tueurs en série : Ted Bundy, Gary Heidnick et Ed Gein[11]. Le premier était un étudiant qui usait d'un faux plâtre au poignet afin de susciter la pitié des jeunes filles. Le second séquestrait des femmes dans une cave. Quant au troisième, il s'habillait avec la peau de ses victimes et se regardait régulièrement dans des miroirs. Ce dernier avait d'ailleurs inspiré les personnages de Norman Bates dans Psychose (1960) d'Alfred Hitchcock et de Leatherface dans Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper[12].
Si le script respecte l'intrigue du roman, certains éléments y sont tout de même modifiés, par exemple :
- dans le livre, Jame Gumb étale Catherine Martin sur le dos, après l'avoir assommée, la déshabille et observe sa poitrine alors que, dans le film, il la met sur le ventre et regarde son dos ;
- dans le livre, Hannibal Lecter s'échappe en utilisant une clé qu'il a lui-même fabriquée à l'aide d'un des ressorts de sa couchette. Dans le film, il parvient à déverrouiller ses menottes à l'aide de l'agrafe métallique du stylo que le docteur Chilton, dans son excitation, laisse sur la couchette de Lecter lorsqu'il révèle à celui-ci le canular mis au point par Clarice et Crawford de son soi-disant transfert dans un pénitencier « avec vue » : dans cette scène, Lecter regarde avec convoitise le stylo que Chilton a oublié ; ensuite, lors de son arrivée à l'aéroport de Memphis et avant sa rencontre avec le sénateur Martin, Lecter a un instant d'inquiétude quand Chilton cherche son stylo dans ses poches, étonné de ne pas le retrouver, mais l'un des gardiens met fin au bref suspense en prêtant le sien à Chilton.
- dans le livre, Hannibal Lecter possède six doigts à sa main gauche.
- dans le livre, le gardien Boyle est retrouvé attaché à la table, le visage à moitié dévoré ; dans le film, il est retrouvé suspendu devant la cellule, le ventre ouvert ;
- à la fin, Hannibal Lecter se cache à Chesapeake, projetant d'aller à Rio de Janeiro, et prend contact avec Clarice en lui écrivant une lettre. Dans le film, Lecter se cache aux Bahamas et contacte Clarice par téléphone le soir où elle reçoit son badge officiel d'agent du FBI.
- le film omet également d'autres éléments du livre comme les personnages de Bella Crawford (épouse malade de Jack) et de Klaus (l'amant de Raspail), mais comporte aussi quelques ajouts, comme le striptease filmé de Jame Gumb, habillé en femme, au son de la chanson Goodbye Horses (en).
Préproduction
C'est l'acteur Gene Hackman qui détenait les droits du film et qui désirait diriger et jouer dans le film, mais il changea d'avis après la première lecture du scénario de Ted Tally qu'il considéra comme trop violent.
Jonathan Demme reprit le projet et proposa le rôle de Clarice Starling à Michelle Pfeiffer[Note 2]. Après réflexion, celle-ci refusa, trouvant l'histoire trop sombre et violente et déclara plus tard que cette décision avait été très difficile à prendre[13]. Kim Basinger, Emma Thompson, et Meg Ryan ont été ensuite approchées, avant que le metteur en scène ne porte son choix sur Jodie Foster qui venait de remporter l'Oscar de la meilleure actrice pour Les Accusés (1988) de Jonathan Kaplan. Jodie Foster s'était déjà rapprochée du scénariste Ted Tally qui lui a dit : « Je suis en train d'écrire un rôle pour vous ». Pendant la préparation du film, c'est elle qui est venue voir les producteurs à plusieurs reprises en leur disant : « Si jamais il y a un problème avec l'autre actrice, je suis là ! »[14] ou en demandant à Jonathan Demme de la considérer comme son « deuxième choix » en cas de désistement de Pfeiffer[15]. Elle avança un point de vue qui retint l'attention du réalisateur : « Cette histoire parle d'une jeune femme qui essaie d'en sauver une autre »[15]. Enfin, Demme, voyant un jour venir vers lui sa petite silhouette farouchement déterminée, a confié à Tally : « Clarice, c'est elle »[16].
Pour le rôle d'Hannibal Lecter, le choix initial de la production était Robert Duvall[17] qui le refusa tout comme Sean Connery [18]pensant que le scénario du film était "immoral'. Anthony Hopkins le reprit.
La préparation du film se fit dans un grand souci de réalisme. En effet, Jodie Foster et Scott Glenn furent mis en relation avec des agents du FBI, et passèrent beaucoup de temps à se familiariser avec les techniques, mais également avec l'état d'esprit de ces personnes. Glenn a même visionné des photographies de scènes de crimes. « J'ai perdu un certain degré d'innocence », dira-t-il plus tard[19].
Tournage
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- Le tournage a commencé le et s'est achevé le [20].
- Extérieurs :
- Aux
États-Unis :
- Ohio
: Bellaire (vue du pont de « Belvedere, Ohio » dans le film),
- Missouri
: aéroport international de Lambert-Saint-Louis
,
- Pennsylvanie
:
- Old Allegheny County Jail (en) (intérieurs du « State Forensic Hospital de Baltimore » où est incarcéré Lecter dans le film),
- Canonsburg (vues extérieures du « State Forensic Hospital de Baltimore » où est incarcéré Lecter dans le film),
- Crescent Township (Clarice inspecte la demeure des Bimmel située à « Belvedere, Ohio » dans le film),
- Homestead, McKeesport (scènes intérieures à la maison funéraire, morgue et cérémonie religieuse),
- Perryopolis et Layton (en) (scènes à la maison de Jame Gumb située à « Belvedere, Ohio » dans le film),
- Pittsburgh
: aéroport international de Pittsburgh (scènes du transfert de nuit de Lecter), Soldiers and Sailors Memorial Hall and Museum (en) (scènes au « palais de Justice du Comté de Shelby » dans le film) et au musée Carnegie d'histoire naturelle (Clarice vient au musée avec le cocon du papillon pour connaître sa provenance),
- Rural Valley (extérieurs de la maison funéraire),
- Shaler Township,
- Tennessee
: Memphis (images d'archives),
- Virginie
: comté de Clay, Quantico (scènes à l'Académie du FBI),
- Washington (district de Columbia)
: Department of Labor Frances Perkins Building (en),
- Ohio
- Aux
Bahamas : Aéroport de North Bimini (en) aux îles Bimini (scène finale où Lecter téléphone à Clarice puis prend en filature le docteur Chilton).
- Aux
Musique
Film | Le Silence des agneaux |
---|---|
Sortie | |
Enregistré |
Août 1990 Munich |
Durée | 57 min 9 s |
Genre | Musique de film |
Format | CD |
Compositeur | Howard Shore |
Producteur | Howard Shore (producteurs délégués : Jonathan Demme et Gary Goetzman) |
Édition | EMI Songs Ltd. |
Label | MCA Records réf. MCD 10194 |
Tous les morceaux sont des instrumentaux composés par Howard Shore.
- Production
- Direction de l'Orchestre symphonique de Munich : Paul Talkington
- Orchestration : Homer Denison
- Préparation de la musique : Vic Fraser
- Enregistrement :
- Prise de son : Alan Snelling
- Mixage : Gary Chester
- Préparation électronique : John Mahoney
- Montage son : Suzana Peric, Nick Ratner (assistant)
- Mastering : Vlado Mellior
- Coordination musicale : Barklie K. Griggs, Jennifer Richardson, Dana K. Sano
- Direction artistique pochette album : JA
- Design pochette : Georgopoulos Design, Inc.
- Musiques et chansons additionnelles non incluses dans la BO (listées dans le générique de fin).
- American Girl (en) (1977), paroles et musique de Tom Petty, interprétée par Tom Petty and the Heartbreakers, chanson que Catherine Martin écoute et chante à tue-tête dans sa voiture, peu de temps avant son enlèvement par le tueur Buffalo Bill.
- Goodbye Horses (en) (1988), paroles et musique de William Garvey, interprétée par Q Lazzarus, à l'esthétique new wave, sert de musique de fond au strip-tease solitaire et halluciné du tueur en série, dans une scène de maquillage et de danse où Buffalo Bill parvient à « escamoter » brièvement ses parties génitales, afin de donner à son bas-ventre l'aspect de celui d'une femme.
- Les Variations Goldberg (1740) de Johann Sebastian Bach sont jouées au piano par Jerry Zimmerman (séquence où le docteur Lecter est enfermé dans une cage du palais de justice).
- Alone (1986), paroles et musique de Colin Newman et Graham Lewis (en)[Note 3], interprétée par Colin Newman (scène où Buffalo Bill est en train de coudre à la machine dans son sous-sol).
- Sunny Day (en) (1991), paroles et musique de Ted Ottaviano, interprétée par le groupe Book of Love (scène dans un bar de Belvedere où Clarice interroge Stacy Hubka[Note 4], amie de la défunte victime Fredrica Bimmel).
- Real Men, paroles et musique de Bruce Licher, Mark Erskine et Jeff Long, interprétée par le groupe Savage Republic (en), de leur album Tragic Figures (en) (1982).
- Hip Priest, paroles et musique de Mark E. Smith, Mark Riley, Steve Hanley, Craig Scanlon, Paul Hanley (en), interprétée par le groupe The Fall, de leur album Hex Enduction Hour (1982).
- Lanmo Nan Zile A, paroles, musique et interprétation par Les Frères Parent[Note 5].
- Titres non crédités au générique[21].
- Extrait de l'hymne Rock of Ages (en) (1763) d'Augustus Toplady.
- Extrait de La Flûte enchantée (1791), de Wolfgang Amadeus Mozart.
Accueil
« Réussite exemplaire du film de terreur. [...] Cette adaptation du best-seller de Thomas Harris glace le sang, parce que la barbarie naît ici de la plus haute intelligence. Le suspense tient autant dans le jeu de pistes macabre que dans l'affrontement psychologique entre Hannibal le cannibale, ogre moderne, psychopathe luciférien, et Clarice, flic séduisante, proie virtuelle, tour à tour malléable, angoissée, courageuse. Il s'agit bien ici de sonder toutes les zones d'ombre de la chair (une chrysalide au fond de la gorge d'une victime !) et de l'inconscient, sans compter celles des maisons (le cache-cache final, hallucinant, dans le noir complet). Peur profonde, sexualité enfouie, pulsion de mort, tout cela est savamment entretenu par la mise en scène. Dans ce voyage au bout du mal, qu'on peut aussi voir comme une histoire d'amour dévorant, tout est plausible et palpable, de là vient l'effroi. Gaffe au traumatisme. »
— Jacques Morice, Télérama[22].
« Le réalisateur Jonathan Demme et le scénariste Ted Tally, à partir du roman de Thomas Harris, décortiquent les horreurs de la vie quotidienne et de l’enfance qui commencent à concurrencer les crimes les plus exotiques du méchant Hannibal Lecter. Si la justice est servie, nous ne nous sentons pas plus en sécurité. [...] « Clarice et ses profondes blessures » par Jodie Foster et « Lecter amateur de Chianti-et-fèves » par Anthony Hopkins, sont devenus des classiques de l'interprétation au cinéma. [...] Le Silence des agneaux est l'un des films d'épouvante psychologique les plus complexes et déconcertants. Les fans de films d'horreur guetteront également les apparitions en caméo des réalisateurs George A. Romero et Roger Corman. »
— Mark Deming, AllMovie[23],[24].
Accueil critique
Il a reçu un accueil critique très favorable, recueillant 94 % de critiques positives, avec une note moyenne de 8,5/10 et sur la base de 62 critiques collectées, sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes[25]. Sur Metacritic, il obtient un score de 84/100 sur la base de 17 critiques collectées[26].
Box-office
Le film a connu un important succès commercial.
Pays ou Régions | Recette du 1er week-end | Recette Globale | Nbre de sem. | Nbre d'entrées | ||
---|---|---|---|---|---|---|
Recette | Date | Recette | Date d'arrêt du box-office | |||
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13 766 814 $ | du 14 au | 130 742 922 $ | 45 | 31 129 000[28] | |
![]() |
- | - | 142 010 962 $ | - | - | - |
![]() |
- | - | - | - | - | 3 110 147[29] |
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- | - | - | - | - | 894 590[30] |
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- | - | 272 742 922 $ | 45 | - |
Distinctions
Entre 1991 et 2012, Le Silence des agneaux a été sélectionné 119 fois dans diverses catégories et a remporté 68 récompenses. [32]
Récompenses 1991
- Awards Circuit Community Awards (ACCA) 1991 :
- ACCA du meilleur film pour Edward Saxon, Kenneth Utt
- ACCA du meilleur réalisateur pour Jonathan Demme
- ACCA du meilleur casting pour un film pour Howard Feuer
- ACCA du meilleur montage de film pour Craig McKay
- ACCA du meilleur acteur dans un rôle principal pour Anthony Hopkins
- ACCA de la meilleure actrice dans un rôle principal pour Jodie Foster
- ACCA du meilleur scénario adapté pour Ted Tally
- ACCA de la meilleure photographie pour Tak Fujimoto
- Boston Society of Film Critics Awards 1991 :
- BSFC Award du meilleur film
- BSFC Award du meilleur réalisateur pour Jonathan Demme
- BSFC Award du meilleur acteur dans un second rôle pour Anthony Hopkins
- BSFC Award de la meilleure photographie pour Tak Fujimoto
- Fangoria Chainsaw Awards 1991 :
- Chainsaw Award du meilleur film studio / gros budget
- Chainsaw Award du meilleur scénario pour Ted Tally
- Chainsaw Award du meilleur acteur pour Anthony Hopkins
- Chainsaw Award de la meilleure actrice Jodie Foster
- Festival du film fantastique d'Amsterdam 1991 : Silver Scream Award pour Jonathan Demme
- Festival international du film de Berlin - Berlinale 1991 : Ours d'argent du meilleur réalisateur pour Jonathan Demme
- Goldene Leinwand (Golden Screen) 1991 : Golden Screen à la Société de distribution Columbia Pictures
- Hōchi Film Awards 1991 : Hochi Film Award du meilleur film en langue étrangère pour Jonathan Demme
- Jupiter Awards 1991 : Jupiter Awards de la meilleure actrice internationale pour Jodie Foster
- Kansas City Film Critics Circle Awards 2001 :
- KCFCC Award du meilleur film
- KCFCC Award du meilleur acteur pour Anthony Hopkins
- KCFCC Award de la meilleure actrice pour Jodie Foster
- KCFCC Award du meilleur réalisateur pour Jonathan Demme
- National Board of Review 2001 :
- NBR Award du meilleur film
- NBR Award des dix meilleurs films
- NBR Award du meilleur réalisateur pour Jonathan Demme
- NBR Award du meilleur acteur dans un second rôle pour Anthony Hopkins
- New York Film Critics Circle Awards 1991 :
- NYFCC Award du meilleur film
- NYFCC Award du meilleur réalisateur pour Jonathan Demme
- NYFCC Award du meilleur acteur pour Anthony Hopkins
- NYFCC Award de la meilleure actrice pour Jodie Foster
Nominations 1991
- Awards Circuit Community Awards (ACCA) 1991 :
- Meilleur son pour Tom Fleischman, Christopher Newman
- Meilleur maquillage et coiffure pour Allen Weisinger, Carl Fullerton et Alan D'Angerio
- Meilleure musique originale pour Howard Shore
- Meilleur acteur dans un second rôle Ted Levine
- Meilleur décor pour Karen O'Hara et Kristi Zea
- Meilleur ensemble de cascades
- Casting Society of America 1991 : meilleur casting pour un film dramatique pour Howard Feuer
- Fangoria Chainsaw Awards 1991 : meilleure bande sonore pour Howard Shore
- Faro Island Film Festival 1991 : meilleur film pour Jonathan Demme
- Festival international du film de Berlin - Berlinale 1991 : Ours d'or du meilleur réalisateur pour Jonathan Demme
- Los Angeles Film Critics Association Awards 1991 : meilleure musique pour Howard Shore
- Sant Jordi Awards 1991 : meilleure actrice étrangère pour Jodie Foster
Récompenses 1992
- Academy of Science Fiction, Fantasy and Horror Films 1992 :
- Saturn Award du meilleur film d'horreur
- Saturn Award du meilleur acteur pour Anthony Hopkins
- Saturn Award du meilleur scénario pour Ted Tally
- Saturn Award des meilleurs maquillages pour Carl Fullerton et Neal Martz
- ASCAP Film and Television Music Awards 1992 : ASCAP Award des meilleurs films au box-office pour Howard Shore
- ASECAN (Asociación de Escritores Cinematográficos de Andalucía) : ASECAN Award du meilleur film étranger pour Jonathan Demme
- Blue Ribbon Awards 1992 : Blue Ribbon Award du meilleur film en langue étrangère pour Jonathan Demme
- Chicago Film Critics Association Awards (CFCA) 1992 :
- CFCA Award du meilleur film
- CFCA Award du meilleur acteur pour Anthony Hopkins
- CFCA Award de la meilleure actrice pour Jodie Foster
- CFCA Award du meilleur réalisateur pour Jonathan Demme
- CFCA Award du meilleur scénario adapté pour Ted Tally
- Dallas-Fort Worth Film Critics Association Awards 1992 :
- DFWFCA Award du meilleur acteur pour Anthony Hopkins
- DFWFCA Award de la meilleure actrice pour Jodie Foster
- Directors Guild of America Awards 1992 : DGA Award de la meilleure réalisation d'un film pour Jonathan Demme, Kenneth Utt (directeur de production), Ron Bozman (premier assistant réalisateur) et Kyle McCarthy (second réalisateur assistant)
- People's Choice Awards 1992 : People's Choice Award du film dramatique préféré
- Producers Guild of America (PGA) Awards 1992 : PGA Award du meilleur producteur de film pour Edward Saxon, Kenneth Utt et Ron Bozman
- Sant Jordi Awards 1992 : Sant Jordi du meilleur acteur dans un film étranger pour Anthony Hopkins
- Writers Guild of America Awards 1992 : WGA Award du meilleur scénario adapté pour Ted Tally
Nominations 1992
- Academy of Science Fiction, Fantasy and Horror Films 1992 :
- American Cinema Editors 1992 : Eddie Award du meilleur montage pour Craig McKay
- Awards of the Japanese Academy 1992 : Award of the Japanese Academy du meilleur film étranger
- Dallas-Fort Worth Film Critics Association Awards 1992 :
- Meilleur film
- Meilleur réalisateur pour Jonathan Demme
- Meilleur scénario pour Ted Tally
- Italian National Syndicate of Film Journalists 2012 : meilleur réalisateur étranger pour Jonathan Demme
- London Critics Circle Film Awards 1992 :
- Film de l'année
- Acteur de l'année pour Anthony Hopkins
- Actrice de l'année pour Jodie Foster
- Réalisateur de l'année pour Jonathan Demme
- National Society of Film Critics Awards 1992 :
- Meilleure actrice pour Jodie Foster
- Meilleur réalisateur pour Jonathan Demme
- USC Scripter Award 1992 : USC Scripter Award pour Ted Tally (scénariste) et Thomas Harris (auteur)
Récompenses et Nominations 1992
Récompenses 1997
- Online Film & Television Association 1997 : OFTA Film Hall of Fame pour l’image animée
Récompenses années 2000
- Satellite Awards 2007 : Meilleurs extras DVD pour l'édition collector
- National Film Preservation Board 2011 : Prix National Film Registry
- 20/20 Awards 2012 :
- Felix de la meilleure image
- Felix du meilleur réalisateur pour Jonathan Demme
- Felix du meilleur acteur pour Anthony Hopkins
- Felix de la meilleure actrice pour Jodie Foster
- Felix du meilleur scénario adapté pour Ted Tally
Nominations années 2000
- Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films - Saturn Awards 2010 : Meilleure collection de DVD pour Hannibal, dans le cadre de "The Hannibal Lecter Anthology".
- 20/20 Awards 2012 :
- Meilleur acteur dans un second rôle pour Ted Levine
- Meilleure actrice dans un second rôle pour Brooke Smith
- Meilleur montage de film pour Craig McKay
- Meilleure musique originale pour Howard Shore
- Meilleur design sonore
- Meilleure photographie pour Tak Fujimoto
Autour du film
En effet, en tant qu'encyclopédie, Wikipédia vise à présenter une synthèse des connaissances sur un sujet, et non un empilage d'anecdotes, de citations ou d'informations éparses (décembre 2010).

- La tête de mort qui figure sur le dos du fameux papillon de l'affiche est tirée de la photographie de Philippe Halsman représentant Salvador Dalí devant une tête de mort faite de corps de femmes.
- Dans le film Sommersby également avec Jodie Foster une chenille du Sphinx du tabac détruit les récoltes. Cette chenille ressemble à la chenille du Sphinx tête de mort de l’affiche du Silence des agneaux.
- On retrouve dans Le Silence des agneaux une scène semblable à celle du film L'Exorciste de William Friedkin (1973). Les deux scènes se déroulent dans une forêt aux couleurs automnales. Alors que Clarice, au début du film, effectue son entraînement solitaire en courant dans les bois du domaine de l'académie du FBI à Quantico, son instructeur survient et l'appelle par son prénom, elle interrompt sa course et se tourne vers lui. De la même façon, dans L'Exorciste, le père Merrin se promène dans les bois de Woodstock[Note 6] quand un prêtre surgit et l'interpelle. Sans que rien ne soit prouvé ni dit à ce sujet, autant pour Clarice que pour le père Merrin, c'est un moment déterminant où les deux protagonistes sont appelés à entrer en lutte contre le mal.
- Enfermé dans une cage à Memphis, Hannibal Lecter a le temps d'écouter l'aria et les sept premières des Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach.
- Ce film est, avec New York-Miami de Frank Capra (1934) et Vol au-dessus d'un nid de coucou de Milos Forman (1975), le troisième à avoir obtenu la quinte majeure (« Big Five ») aux Oscars[33] : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleure actrice et meilleur scénario adapté.
- Alors qu'il n'apparaît que seize minutes dans le film, Anthony Hopkins a obtenu l'Oscar du meilleur acteur[34],[35],[36],[37]. Il s'agit du rôle le plus court dans l'histoire de cette catégorie.
- Contrairement aux idées reçues, Anthony Hopkins cligne plusieurs fois des yeux durant le film (notamment dans la scène de la première rencontre avec Jodie Foster dans la prison).
- Ce film a fait l'objet d'un remake indien, Sangharsh (1999), de Tanuja Chandra.
- Hannibal Lecter est parodié dans le film Alarme fatale, à travers le personnage du Dr Harold Lacher, interprété par F. Murray Abraham, mais aussi dans le court-métrage français On s'est fait doubler ! dans lequel un exorciste avec les cheveux plaqués en arrière et vêtu d'un t-shirt blanc reprend les répliques autour de l'employé du recensement (le foie, les fèves au beurre, et le Chianti).
- La muselière de Lecter est également réapparue de manière parodique dans plusieurs films, dont Les Valeurs de la famille Addams (1992) et La Cité de la peur (1994).
- Dans l'épisode 3 de la saison 7 de la série télévisée South Park (Papier toilette), il est fait référence au film Le Silence des agneaux : la reproduction de la première rencontre (en prison) entre Clarice Starling et Hannibal Lecter.
- Dans l'épisode 10 de la saison 6 de South Park (Les seins de Bébé mettent en danger la société), il y'a aussi une parodie du Silence des agneaux, notamment la scène où Buffalo Bill demande à sa victime de se passer de la crème.
- Dans Clerks 2 de Kevin Smith, Jay refait la scène du striptease de Buffalo Bill quand il entend la chanson Goodbye Horses (1988) de Q Lazzarus.
- Dans son clip You Don't Know, Eminem fait référence au film en imitant la scène où Clarice rencontre Hannibal Lecter et celle où Lecter porte sa muselière. Le rappeur américain s'inspire aussi du personnage de Buffalo Bill pour écrire la chanson du même nom dans l'album Relapse: Refill.
- Le film fait partie du National Film Registry, une archive de films conservée à la Bibliothèque du Congrès.
- Dans l'épisode 12 de la saison 5 d'Esprits criminels, la tueuse en série utilise la même méthode d'enlèvement que Buffalo Bill. Cette technique est inspirée du véritable tueur en série Ted Bundy (ou Theodore Robert Bundy).
- Dans l'épisode 22 de la saison 2 de la série Riverdale, Betty Cooper fait face à son père devant une cellule vitrée, qui rappelle la scène où Clarice Starling fait face pour la première fois au docteur Lecter. La subtilité de cette scène est que Betty Cooper fait face pour la dernière fois de sa vie à son père, alors que pour l’agent Starling, ça ne sera que la première fois.
- Thomas Harris s'est inspiré pour créer son personnage de Buffalo Bill de vrais tueurs en série, dont Jerry Brudos, Ed Gein, Gary M. Heidnik, Gary Ridgway, Ted Bundy et Ed Kemper, tandis que celui d'Hannibal Lecter est en partie inspiré du Monstre de Florence et d'Albert Fish[38].
Différences avec le roman
- Dans le film, Lecter demande à Clarice de rechercher "mademoiselle Ester Modié (anagramme de Reste de moi, Self Storage en VO)". Dans le roman, il lui demande de chercher dans la "voiture de Raspail"[39].
- Dans le roman, lorsque Clarice ressort du hangar, des journalistes lui tombent dessus[40], une scène qui n'a pas lieu dans le film.
- La tête que retrouve Clarice dans le hangar n'est pas celle de Benjamin Raspail comme dit dans le film mais d'un certain Klaus, un scandinave et amant de Raspail, tué par Bufallo Bill[41]. Qui plus est, Raspail est la neuvième victime reconnue de Lecter[42] et non un personnage inconnu débarquant dans l'intrigue.
- C'est Lecter qui rallume la lumière de sa cellule et non une initiative de Barney[43].*Dans le film on voit jame gumb porter un scalp humain, dans le livre il n’en a pas encore et convoite celui de Catherine Baker.
- Le film ne fait pas mention de Bella, l'épouse mourante de Crawford[44].
- Lors de l'autopsie sont présents Crawford, Starling, l'agent Terry, le docteur Lamar tandis que le docteur Akin se retire. Dans le livre, seul Crawford, Starling et Akin sont présents[45].
- Dans le roman, seul le papillon retrouvé dans la tête de Klaus (ou Raspail) est un Acherontia styx provenant de Malaisie[46]. Celui de Fredrica Bimmel est un spécimen provenant des Antilles ou Hawaii[47].
- L'enfance de Clarice dévoilée à Lecter diffère légèrement du roman au film[48].
- Lors de sa rencontre avec le sénateur Martin, Lecter déclare que Buffallo Bill se nomme en réalité William Billy Rubin dans le roman[49], Louis Friend (anagramme de iron sulfide, sulfure de fer en français) dans la version cinématographique originale et Faust Federel (anagramme de sulfate de fer) dans la version française.
- Dans le livre, Clarice visite l'appartement de Katherine Martin et rencontre le sénateur Martin et le procureur Krendler[50], une scène non présente dans le film.
- Dans le film, Boyle est le supérieur de Pembry. Dans le livre, les rôles sont inversés[51].
- Lecter déverrouille ses menottes dans le roman à l'aide d'un corps de stylos en partie usiné par ses soins pendant des mois et un morceau de trombone, et non grâce à la languette du capuchon du stylo de Shilton comme vu dans le film[52].
- Dans le livre, le gardien Boyle n'est pas pendu tel un ange mais laissé attaché aux menottes et en parti éviscéré par Lecter afin de lester son propre corps pour coller à la morphologie de Pembry[53].
- Clarice déduit que Buffalo Bill connaissait sa première victime grâce aux notes de Lecter[54]. Dans le film, Ardelia est à ses côtés et en déduit la même chose.
- Quand Clarisse découvre des éléments d'enquête chez les Bimmel, elle s'empresse d'en informer Crawford par téléphone. Dans le livre, elle tombe sur un de ses collègues et c'est lui qui lui délivrera les informations sur Buffalo Bill[55].
- La remise des diplômes n'a pas lieu dans le livre, pas plus que le coup de téléphone de Lecter à Clarice. Ce dernier se contentera de lui écrire une lettre[56].
- Clarice aura une relation en fin de roman avec Pichler[57], l'un des entomologistes qui l'avait draguée[58].
Bibliographie
- Jean Désobrie, Rencontre avec des films remarquables, Roger Éditeur, Viroflay, 1994 (ISBN 2-903880-03-4).
- Thomas Harris, Le silence des agneaux, Albin Michel, (ISBN 978-2-266-20894-9).
Notes et références
Notes
- Lauren Roselli, qui tient ici le rôle de Stacy Hubka, est membre du groupe musical Book of Love où elle exerce en tant que claviériste et chanteuse.
- Avec laquelle il venait de tourner Veuve mais pas trop (Married to the Mob, 1988).
- Chanson précédemment éditée dans le double album 33 tours Filigree & Shadow (en) du supergroupe This Mortal Coil.
- Voir Note 2.
- Voir Jean Jacques Clark Parent (en).
- On ignore de quel Woodstock il est question, plusieurs localités des États-Unis portent ce nom.
Références
- The Silence of the Lambs Sweeps Top Awards at Oscars - The Tech
- 'Silence of the Lambs' Sweeps 5 Major Oscars - The Envelope - LA Times
- All about Oscar
- (en) Société de Production / Sociétés de distribution sur l’Internet Movie Database (consulté le 04 juin 2020).
- « Visa et Classification - Fiche œuvre Le Silence des agneaux », sur CNC (consulté le ).
- (en) The Silence of the Lambs sur The Numbers.
- (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database (consulté le 03 juin 2020).
- (en) Parents Guide sur l’Internet Movie Database (consulté le 03 juin 2020).
- « Fiche du doublage français du film », sur RS Doublage.
- « Fiche du doublage français du film » sur Voxofilm, consulté le 26 novembre 2014.
- FILMDECULTE : Silence des Agneaux (Le), de Jonathan Demme, Le Parfum.
- Voir à ce sujet l'article de fond « Ed Gein ou le Boucher de Plainfield » sur Horreur.Net, ainsi que l'article critique « Bibliographie » sur le site Au Troisième Œil.
- The Barbara Walters Special, American Broadcast Company, 1992
- Interview de Jodie Foster, La Méthode Cauet du
- Source : reportage Le Commencement, un bonus de l'Ultimate Edition DVD 2006.
- Source : reportage Dans le labyrinthe sur le tournage du film, Éditions DVD 2001 et 2006.
- Le Silence des agneaux sur DeVilDead
- monument movies, « Le Silence des Agneaux : retour sur un chef d’œuvre », journal, (lire en ligne)
- People magazine du 1er avril 1991
- IMDb Filming & Production/Filming Dates.
- IMDb Soundtracks.
- Extrait de sa critique du .
- (en) Extrait de sa critique sur AllMovie.com.
- Traduction libre de l'anglais par l'éditeur.
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- Harris 1990, p. 377.
- Harris 1990, p. 373-374, 378.
- Harris 1990, p. 117-118.
Voir aussi
Articles connexes
- Le Silence des jambons, parodie
Liens externes
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Allociné
- Ciné-Ressources
- (en) AllMovie
- (en) American Film Institute
- (en) BFI National Archive
- (en) British Film Institute
- (it) Cinematografo.it
- (en) Internet Movie Database
- (en) LUMIERE
- (en) Movie Review Query Engine
- (de) OFDb
- (en) Oscars du cinéma
- (en) Rotten Tomatoes
- (mul) The Movie Database
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